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Épisode 32 : METTRE FIN À UNE ADDICTION

Les addictions, qu’elles soient liées à des substances, à des comportements compulsifs, ou à des nouvelles technologies, ont à plus ou moins long terme, des conséquences dévastatrices sur la santé. Lutter contre les addictions représente désormais un défi majeur pour la société. Les statistiques mettent en évidence l’ampleur de ce phénomène en progression pour nombre d’entre elles. Mais comment y remédier ?

L’état des lieux en France

L’alcool :

  • 5 millions de personnes environ sont dépendantes de l’alcool. (Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies – OFDT).
  • 49 000 décès chaque année seraient dus à l’alcool (Source : OFDT).

Le tabac :

  • 13 millions de personnes fument régulièrement (Source : Santé Publique France).
  • Le tabagisme est la principale cause de mortalité évitable en France, provoquant environ 73 000 décès par an (Source : Santé Publique France).

Les drogues illicites :

  • Près de 1,5 million de personnes consomment des drogues illicites (Source : OFDT).
  • Les conséquences ne se limitent pas à la santé : difficultés financières, juridiques et sociales notamment.

Le jeu pathologique :

  • 200 000 personnes environ présentent une dépendance au jeu (Source : INPES).
  • Les jeux d’argent en ligne contribuent au développement exponentiel du phénomène.

Les troubles alimentaires :

  • L’obésité concerne 17 % de la population adulte et plus de 5 % des enfants. (Source : Santé Publique France & AMELI).
  • D’autres troubles alimentaires aux conséquences graves sur la santé, tels que la boulimie et l’anorexie, touchent également de nombreux individus.

La dépendance aux écrans et à ma connexion :

  • Un français actif passerait en moyenne 56 h par semaine devant un écran, soit 28 ans de sa vie. Cette dépendance reste difficile à évaluer et en constante évolution.

Mettre fin à une addiction

S’en sortir en 5 étapes

  1. Reconnaissance et prise de conscience : La première étape pour mettre fin à une addiction est de reconnaître le problème. Les personnes souffrant d’addictions doivent prendre conscience de leur dépendance pour envisager un changement.
  2. Rechercher de l’aide : Il est essentiel de chercher de l’aide auprès de professionnels de la santé, de psychologues, de groupes de soutien et de médecins spécialisés dans le traitement des addictions. Il existe également dans la plupart des villes des dispositifs d’accompagnement mis en œuvre majoritairement par des associations. Ces dispositifs permettent de rompre avec la solitude de l’addiction en libérant la parole, et proposent des bilans et des parcours de soins.
  3. Éviter les déclencheurs : Identifiez les situations, les lieux ou les personnes qui déclenchent votre comportement addictif et évitez-les autant que possible.
  4. Se fixer des objectifs : Établissez des objectifs réalistes pour vous aider à vous libérer de l’addiction. Cela peut inclure l’arrêt progressif de la substance, la réduction du temps passé sur internet, ou la mise en place de stratégies pour contrôler les comportements compulsifs.
  5. Apprendre à gérer les émotions : Plutôt que de rechercher l’évasion dans l’addiction, apprenez des techniques pour faire face au stress, à l’anxiété et à la dépression. La méditation, la thérapie, et l’exercice physique peuvent être des outils précieux dans ce processus.

D’un point de vue sociétal

En comprenant les principales addictions, en reconnaissant leurs conséquences dévastatrices, la collectivité peut œuvrer pour une société plus saine et équilibrée.

La prévention des addictions est en effet tout aussi cruciale que leur traitement. Éduquer les jeunes sur les risques liés aux addictions, renforcer les lois sur la vente de substances addictives, et promouvoir des environnements sains sont autant de mesures qui peuvent réduire la prévalence des addictions.

Les idées reçues :

Idée reçue n°1 : « Les addictions ne touchent que les substances illicites » FAUX ! En réalité, les addictions peuvent être liées à des substances légales, comme l’alcool et le tabac, ainsi qu’à des comportements compulsifs tels que le jeu pathologique, la suralimentation, et la dépendance bien plus insidieuse aux nouvelles technologies.

Idée reçue n°2 : « Il est facile d’arrêter une addiction du jour au lendemain » FAUX ! La volonté seule ne suffit souvent pas et cette idée représente un problème à elle seule. On sous-estime en effet grandement la difficulté de rompre avec une addiction, troubles complexes qui impliquent des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.

Pour aller plus loin…


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Épisode 31 : TROUVER SON ÉQUILIBRE

L’OMS désigne la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental/cognitif et social, et pas seulement l’absence de maladies« .

De nombreux facteurs déterminants, s’additionnant les uns aux autres, influent sur notre bien-être : état de santé, stress, revenu, éducation, relations sociales, environnement, … Trouver et conserver son équilibre au global, relève d’un réel processus d’apprentissage.

Quand l’équilibre chancelle

Une majorité des individus tendent naturellement à l’équilibre, malgré les nombreux rôles qu’ils endossent : salarié, parent, ami, aidant, etc. Cependant, cet équilibre est régulièrement remis en question par des changements de situation (professionnels, familiaux, …), par l’évolution de son corps ou de son état de santé.

Les signaux de notre corps

Quand l’équilibre vacille, le corps envoie alors des signaux physiques et psychologiques :

  • Une baisse d’énergie
  • Envahissement par l’émotion
  • Apparition de symptômes : mal de tête, mal de dos, anxiété, crise de panique ou encore un état dépressif.

Les principaux obstacles du bien-être

Une étude réalisée en collaboration avec Edelman Data & Intelligence (DXI), détermine les principaux obstacles au bien-être en France :

  • Manque d’argent (50 %)
  • Manque de soutien de la part de son entourage (49 %)
  • Le stress (38 %)
  • Manque de temps (36%)
  • Une mauvaise santé (29%)
  • Manque de connaissance (28%)

Les solutions pour retrouver l’équilibre

Trouver un équilibre/ une harmonie malgré toutes les tensions est essentiel pour notre santé physique et mentale en apportant des soins adaptés.

Notre santé physique

Pour affronter ces changements, les situations difficiles et les challenges de ma vie, il est possible et important d’influer dans un premier temps sur les facteurs que nous pouvons maîtriser, afin de prendre soin de nous.

Avoir un sommeil de qualité

Il est important de dormir suffisamment (sept à huit heures par jour en moyenne) et dans de bonnes conditions. Le sommeil remplit en effet plusieurs fonctions essentielles tant d’un point de vue mental (puisque notre cerveau continue de fonctionner) que physique :

  • La régénération des cellules et le regain d’énergie,
  • L’élimination des substances nocives et le maintien du poids.

Pratiquer régulièrement une activité physique (adaptée)

On ne le dira jamais assez, l’activité physique (Voir épisode 08) est un outil de prévention santé multifacteurs puisqu’au-delà du maintien de la forme physique, de la souplesse et de l’équilibre (au sens primaire), elle agit sur :

  • La santé mentale (d’un point de vue hormonal et sur la confiance en soi),
  • Le maintien ou le développement du lien social,
  • La préservation de l’environnement notamment par le déplacement auto-porté,
  • La dépendance et les pathologies lourdes.

Privilégier une alimentation saine et diversifiée

Elle influe tant sur notre santé physique que mentale (d’un point de vue chimique et indirectement d’un point de vue social). Objectif : maintenir son poids, c’est-à-dire trouver le bon rapport entre apports et dépenses d’énergie.

IMPORTANT : au fil des années, il est nécessaire d’adapter cette alimentation car nos besoins physiologiques évoluent eux-mêmes

Notre santé mentale

Il nous serait prétentieux de vous expliquer comment retrouver un travail ou se réconcilier avec sa famille. Ceci dit, notre mental doit lui aussi être musclé pour avancer dans la vie et trouver son équilibre intérieur. Quelques principes :

  • Prendre conscience de soi pour connaître ses qualités et envies et les mettre à profit.
  • Accepter ses propres fragilités, ses contradictions, ses moments de faiblesse et ses échecs qui font partie de la vie.
  • Savoir se remettre en cause quand la situation le nécessite et pourquoi pas. 
  • Ne pas rester sur des constats et se mettre en action.
  • Préférer la compréhension au jugement pour n’en vouloir à personne.

Comme évoqué plus haut, un bon sommeil est un prérequis à la santé à l’équilibre. La méditation est un excellent outil pour affronter les changements et incidents de la vie. Parfois, atteindre l’équilibre mental nécessite un accompagnement lorsque l’on ne trouve pas soi-même les clés…

Les idées reçues

Idée reçue n°1 : « Avec l’âge, il est moins important de bouger » FAUX ! La masse musculaire diminue au cours du vieillissement. L’activité physique va permettre de limiter ce phénomène et d’éviter la perte fonctionnelle qui peut conduire à une perte d’autonomie.

Idée reçue n°2 : « J’ai mal au dos, seul un kinésithérapeute peut me soigner » FAUX ! Le corps et l’esprit sont liés. Un désaccord mental influe sur nos postures physiques et peut provoquer des douleurs. Il faut s’avoir s’écouter et se prendre en main également sur le plan mental.

Pour aller plus loin…

Liens utiles

Étude : Les Français et le bien-être
Rapport mondial du bonheur et du bien-être 2022 (anglais)


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Épisode 30 : AMÉLIORER SON ALIMENTATION

On désigne par malnutrition une alimentation de mauvaise qualité et/ou une alimentation mal adaptée et non d’un déficit alimentaire. On s’inquiète le plus souvent de son alimentation suite à la pose d’un diagnostic de déséquilibre sanguin ou à l’apparition de symptômes physiques. La malnutrition et les pathologies qu’elle engendre, qui ne sont pas uniquement physiques, sont en forte progression dans les pays développés.

Décider d’améliorer son alimentation ne relève pas d’un simple “coup de reins alimentaire”, mais d’une démarche volontaire qui s’inscrit dans le temps et qui doit répondre à certains principes fondamentaux. On parlera de rééquilibrage alimentaire.

Les causes et les conséquences

Nos modes de vie et nos comportements sont la principale cause de malnutrition :

  • Nous privilégions trop souvent la quantité à la qualité nutritionnelle,
  • Une alimentation rapide (plats préparés, fast-food) profite à l’industrie agroalimentaire mais pas à notre santé,
  • Le phénomène de la “junkfood” : alimentation peu chère, trop riche en graisses saturées, sucre et sel, qui libère la dopamine, l’hormone du plaisir et crée volontairement une véritable addiction alimentaire.

D’un point de vue physique, les pathologies engendrées sont multiples. 

On retiendra notamment le surpoids/l’obésité qui touche 17 % de la population française (contre
8,5 % en 1997) souvent à l’origine de Troubles Musculosquelettiques (TMS), le diabète qui touche près de 5,4 % de la population (contre 2,6 % dans les années 2000) ou encore les accidents cardiovasculaires ou cérébraux (source : Ministère de la Santé 2023).

Notre alimentation a aussi une influence directe sur nos fonctions cérébrales.

Indirectement…

Ces pathologies peuvent entraîner un désordre psychologique et/ou social car elles favorisent la perte de confiance, la solitude, la perte de lien social, des difficultés d’insertion professionnelle, etc.

Mais comment faire ?

L’importance de l’alimentation

« Que ton aliment soit ton seul médicament » disait Hippocrate… Au-delà de son influence sur notre aspect, l’alimentation est donc une affaire de santé et il est donc préférable de :

  • Ne pas attendre un éventuel surpoids ou un autre symptôme pour se prendre en main,
  • Ne pas contourner le problème par l’absorption de compléments alimentaires, coupe-faim, fat-burner, etc.

Les 4 principes du rééquilibrage alimentaire :

  1. Il doit être personnalisé en fonction de l’objectif recherché, de son mode de vie et de ses contraintes,
  2. Il ne s’agit pas de créer une frustration : ne pas manger nécessairement moins mais manger de manière équilibrée tout en conservant du plaisir,
  3. Il doit être durable. Il s’agit d’installer de nouvelles habitudes alimentaires sur le long terme : savoir acheter les aliments en connaissance de cause et les consommer de façon équilibrée,
  4. Une perte de poids doit être contrôlée : ni trop vite, ni trop lente.

Nutritionniste ou diététicien ?

Un rééquilibrage alimentaire est une question de volonté et nécessite dans un premier temps un effort pour modifier ses habitudes.

Il est possible dans un premier temps de se faire accompagner par un professionnel afin d’obtenir des conseils et un suivi personnalisés (dans tous les cas, l’objectif est d’arriver à une démarche autonome ) :

  • Le nutritionniste est un médecin spécialiste des maladies liées à la nutrition. Ses consultations sont remboursées pour partie par la Sécurité sociale et les mutuelles.
  • Le diététicien est un spécialiste de la nutrition, titulaire d’un diplôme reconnu par l’État. Si la Sécurité sociale ne prend pas en charge ces consultations, de nombreuses mutuelles remboursent une partie des consultations des praticiens diplômés.

Les idées reçues

  • Idée reçue n°1 : « La pensée inclusive consiste à faire de nous des individus identiques. » FAUX ! La pensée inclusive célèbre justement les différences. Elle consiste à créer un environnement où chaque individu, indépendamment de ses origines, de ses capacités, de sa religion, de son genre, … est respecté et valorisé pour sa singularité.
  • Idée reçue n°2 : « Il revient aux personnes marginalisées de déployer les efforts pour leur intégration. » OUI mais NON ! L’Inclusion relève d’une responsabilité partagée entre les individus et la société. Pour ce faire, l’inclusion nécessite des efforts mutuels de l’individu et la société (institutions, employeurs, éducateurs, décideurs, …). 

Pour aller plus loin…


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Épisode 29 : DÉVELOPPER L’INCLUSION

Le mot Inclusion est aujourd’hui largement utilisé pour définir un changement sociétal basé sur une évolution des valeurs, des pratiques sociales et culturelles. Ce changement reconnaît une équité entre tous les membres de la société en leur garantissant de façon universelle la reconnaissance et des droits, notamment en termes de liberté, de protection sociale et d’opportunités.

Les efforts de la société et des pouvoirs publics se sont concentrés sur l’inclusion des personnes en situation de handicap et des minorités ethniques. Depuis quelques années seulement, les efforts portent également sur l’inclusion sociale, sexuelle et celle des croyances. Dans tous les domaines, il reste beaucoup à faire car l’évolution des mentalités est lente.

Quelques chiffres éloquents pour la France

  • Le chômage touche 18 % des 8 millions de personnes en situation de handicap (source INSEE), soit plus de 2 fois supérieur à la moyenne du reste de la population.
  • 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. (Source : Observatoire des Inégalités) et sont confrontés à des difficultés d’accès à l’éducation, à l’emploi, au logement.
  • Les femmes gagnaient en moyenne 15,1 % de moins que les hommes à poste équivalent (source : INSEE 2023).
  • Une augmentation de 28 % de témoignages relatifs à des agressions physiques envers les personnes LGBT [acronyme désignant notamment les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres] entre 2021 et 2022. (Source : SOS Homophobie).
  • Une augmentation de 5% des crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux entre 2021 et 2022. (Source : Ministère de l’intérieur).

Pourquoi développer l’inclusion ?

  • Vers une société plus unie : l’inclusion garantit que chaque individu peut participer pleinement à la société, sans discrimination. Le respect mutuel, la tolérance et la compréhension entre les différents groupes de la population. Elle contribue donc à la justice et à la paix sociale.
  • Vers une société plus dynamique : lorsque les individus se sentent inclus, ils développent un lien plus fort avec la société et s’impliquent davantage dans son fonctionnement, facteurs de développement économique.
  • Vers une diversité enrichissante : la diversité culturelle et sociale qu’apporte l’inclusion génère de nouvelles perspectives, idées et compétences. Indirectement, l’Inclusion stimule l’innovation et la créativité, également facteurs de stimulation économique.
  • Vers une amélioration de la santé mentale : lorsque les individus se sentent inclus, leur bien-être mental collectif s’améliore.

En somme…

Développer l’Inclusion, c’est œuvrer pour la cohésion sociale en luttant contre la discrimination et l’exclusion. La société doit donc s’adapter aux particularités des individus et non le contraire.
L’inclusion est donc un objectif clé pour créer une société équitable, diversifiée et respectueuse des droits de chacun.

Comment développer l’inclusion ?

  • Par la sensibilisation : la première étape consiste en effet à sensibiliser les individus aux enjeux de l’inclusion afin de lever les préjugés et de faire évoluer les mentalités.
  • Par la formation et l’éducation : le système éducatif se doit de mettre en place des programmes de promotion de l’inclusion et la diversité, nécessaire à l’intégration de ces valeurs dès le plus jeune âge.
  • Par le développement de politiques inclusives : les gouvernements doivent mettre en œuvre des politiques qui garantissent l’égalité des chances pour tous, telles que l’égalité salariale et la lutte contre la discrimination.
  • Par l’implication des entreprises dans le processus.

Les idées reçues…

Idée reçue N°1 : « La pensée inclusive consiste à faire de nous des individus identiques/confirmés ». FAUX ! La pensée inclusive célèbre justement les différences. Elle consiste à créer un environnement où chaque individu, indépendamment de ses origines, de ses capacités, de sa religion, de son genre, … est respecté et valorisé pour sa singularité.

Idée reçue N°2 : « Il revient aux personnes marginalisées de déployer les efforts pour leur intégration ». OUI mais NON ! L’Inclusion relève d’une responsabilité partagée entre les individus et la société. Pour ce faire, l’inclusion nécessite des efforts mutuels de l’individu et la société (institutions, employeurs, éducateurs, décideurs, …).

Pour aller plus loin


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Épisode 28 : SOIGNER SA LOMBALGIE

On est rarement épargné par le mal de dos dans sa vie. La lombalgie peut être ponctuelle (Lombalgie Aigue) mais elle doit nous inciter à prendre des mesures avant qu’elle ne devienne chronique. Elle peut être liée à de nombreux facteurs souvent combinés. Elle résulte d’un déséquilibre entre les capacités de notre corps et les contraintes que nous lui faisons subir.

Il est important de poser un diagnostic pour en trouver la/les cause(s) et de mettre en œuvre des solutions personnalisées. Aussi, il ne faut jamais arrêter de bouger afin de se préserver de la lombalgie ou afin d’en limiter les conséquences.

C’est quoi une lombalgie ?

La lombalgie correspond à des douleurs localisées au niveau du bas du dos (zone lombaire de la colonne vertébrale). Cette zone est composée de vertèbres, de disques intervertébraux, de moelle épinière, de ligaments, de nerfs, de muscles et de tendons. Les douleurs sont le plus souvent liées aux muscles, disques intervertébraux et aux nerfs. Lorsque la racine du nerf est irritée, des douleurs peuvent apparaître dans les jambes.

La lombalgie atteint de façon quasi chronique les personnes âgées de plus de 55 ans. Cependant, elles peuvent toucher tout le monde sans limite d’âge : femmes enceintes, personnes qui manutentionnent régulièrement ou constamment en position statique, adolescents en période de croissance, …

On distingue les lombalgies aiguës des lombalgies chroniques :

  • La lombalgie aiguë, souvent appelée lumbago, est caractérisée par des douleurs, gênes de courtes durées et disparaît généralement après 6 semaines. Ces douleurs peuvent provoquer un blocage du bas du dos, une immobilisation forcée, un arrêt de travail.
  • La lombalgie chronique se traduit par des douleurs de plus longue durée, au moins 3 mois. Elles ne disparaissent généralement pas naturellement et nécessitent souvent un suivi et une modification des habitudes de vie.

Quelques chiffres

  • 4 personnes sur 5 sont touchées au moins une fois dans leur vie par la lombalgie (Améli.fr).
  • La lombalgie aiguë = 2ème motif de consultation chez le médecin. (Source : Améli.fr).
  • 76 % des Français déclarent avoir été en arrêt de travail suite à une lombalgie. (Statista.com 2017).
  • 50 % des Français soignent leur mal de dos à l’aide de médicaments / 23% ont consulté un ostéopathe / 24% ont soigné leur mal de dos par des techniques d’étirements. (Statista.com 2021).

🡪 La lombalgie est souvent qualifiée de « mal du siècle » car nos vies sont de plus en plus sédentaires.

Les facteurs

  • L’âge, avec le vieillissement : les disques intervertébraux perdent leur élasticité et ont tendance à se tasser.
  • Le manque d’activité physique en général ainsi que les pathologies qui sont à l’origine de la sédentarité comme la dépression ou l’obésité, entraînent une diminution de la force musculaire et de la souplesse. Les muscles protègent en effet la zone lombaire.
  • Les mauvaises postures (souvent dos rond / en rotation) et l’exposition à des vibrations provoquent des contraintes importantes et dégénérations des disques.
  • Un mauvais chaussage (talon haut par ex) ou une mauvaise literie.
  • Certaines maladies spécifiques (l’arthrite, l’arthrose, ostéoporose,…).

Comment s’en prémunir ou se soigner ?

Il est important de poser un diagnostic sur une situation de lombalgie. Le médecin traitant permet de faire une première analyse globale de votre situation et d’identifier des premiers accompagnements. Il pourra également vous orienter vers d’autres spécialistes si nécessaire afin de vous aider à trouver les causes de vos problèmes. Il est cependant possible que les causes de lombalgies ne soient pas identifiées ce qui n’empêche pas de trouver des solutions.

Les solutions curatives sont différentes en fonction du type de lombalgies :

  • Dans le cadre de douleurs aiguës :
    – Le repos le temps de soulager les douleurs,
    – Des antidouleurs, anti-inflammatoires et relaxants musculaires peuvent être prescrits,
    – Ponctuellement une ceinture lombaire pour accompagner les moments les plus douloureux.
  • La kinésithérapie.
  • Les médecines alternatives telles que de l’ostéopathie, chiropractie, acupuncture, hydrothérapie, …
  • Une chirurgie lorsque la lombalgie impacte trop la qualité de vie de la personne et qu’aucun autre traitement fonctionne.
  • Une adaptation de son alimentation et la pratique d’une activité physique adaptée en cas de surpoids.
  • Une psychothérapie dans le cadre de problématiques psychologiques.
  • Une attention particulière à ses habitudes de vie : une literie et des chaussures adaptées, l’appropriation de bons gestes dans le cadre de ses activités professionnelles et extraprofessionnelles.
  • Une pratique d’activités physiques adaptées à sa situation : surtout ne pas s’arrêter de bouger en dehors des phases de douleurs aiguës !

Pourquoi pratiquer une activité physique adaptée ?

Bouger dans sa journée surtout lorsqu’on exerce un métier sédentaire mais aussi pratiquer des activités physiques régulières adaptées permet de :

  • Conserver une mobilité de l’articulation du dos.
  • Renforcer les muscles capables de protéger le dos mais aussi les muscles des cuisses et abdos nécessaires à la protection du dos lors de manutention. 
  • Maintenir une bonne souplesse des muscles et limiter les raideurs.
  • Améliorer son équilibre et donc des postures plus sécurisées.
  • Améliorer son bien-être physique et mental.
  • Reprendre confiance en soi et encourager à rester actif en mouvement.

Des idées reçues

  • « J’ai mal au dos depuis des années, il est trop tard pour moi. » FAUX ! Il n’est jamais trop tard pour améliorer son bien-être.
  • « La lombalgie est un tour de reins causé par un mauvais mouvement ?«  FAUX ! La lombalgie résulte le plus souvent d’une somme de facteurs. Les reins ont peu d’influence sur cette pathologie.
  • « Quand on a mal au dos depuis longtemps, il faut se faire opérer. » PAS NECESSAIREMENT ! L’opération est le dernier recours. 

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Épisode 27 : REPRENDRE LE COURS DE SA VIE APRÈS UN ÉPISODE DE « COVID LONG »

La COVID-19 est une maladie infectieuse qui affecte principalement les fonctions respiratoires et dont les symptômes disparaissent dans la plupart des cas en 2 à 3 semaines.

Lorsque ces symptômes persistent au-delà de 12 semaines et en l’absence d’autre pathologie, le phénomène est communément appelé affections post-COVID ou COVID long. 7.1 % des personnes atteintes d’un épisode de COVID-19 ont présenté une ou plusieurs affections post-COVID (soit 2,06 millions de personnes).

Si la COVID-19 sait se faire oublier, ce sujet reste d’actualité car dans le cadre d’un COVID long, l’amélioration est parfois très lente, fluctuante et voire incomplète dans 30 % des cas. (Source : Santé Respiratoire France). Les répercussions vont bien au-delà des simples symptômes physiques.

C’est quoi le problème ?

Une réponse immunitaire trop faible permettrait au virus de persister dans le corps humain et d’engendrer des complications sérieuses et durables.

Des symptômes divers souvent cumulés, notamment :

  • Une fatigue sévère et des troubles du sommeil engendrant des troubles de la concentration,
  • Une gêne respiratoire provoquant un essoufflement rapide,
  • La perte du goût et/ou de l’odorat,
  • Des douleurs articulaires et musculaires, et céphalées,
  • Des troubles cardiaques,
  • Des troubles digestifs,
  • Des manifestations cutanées.

Indirectement :

  • Une augmentation de la sédentarité engendrant une perte du lien social, et dans certains cas une addiction aux écrans, voire une “phobie de l’extérieur”,
  • Des difficultés personnelles (jusqu’à des épisodes dépressifs) et/ou professionnelles,
  • Des désordres psychologiques dus au stress très important lié à la maladie.

Comment réagir si les symptômes persistent ?

Ne pas “laisser traîner” et de ne pas s’auto-diagnostiquer.

Prenez contact en priorité avec votre médecin généraliste. Celui-ci organisera et coordonnera si nécessaire une prise en charge, à partir des recommandations de la Haute Autorité de Santé. Il pourra notamment vous adresser :

  • à un pneumologue pour un bilan respiratoire,
  • ainsi que d’autres spécialistes en fonction des symptômes survenus (rééducation gustative par exemple).

Se réadapter progressive à l’effort.

IMPORTANT : une reprise trop précoce de l’activité physique peut aggraver la situation.
Si tous les feux sont au vert, il est alors possible d’inverser progressivement la spirale du déconditionnement physique :

  • Se faire accompagner par un médecin du sport qui réalisera si nécessaire des examens plus poussés.
  • De reprendre une activité physique adaptée et très progressive en commençant par des efforts peu soutenus visant à améliorer ses capacités respiratoires, comme les étirements et la marche.

Adapter son alimentation à l’effort.

  • Aux fruits et légumes à forte teneur en vitamines et antioxydants,
  • Aux sucres lents qui vous donneront de l’énergie tout au long de la journée,
  • Aux protéines animales saines (œufs, volaille et poissons gras) pour reconstituer la masse musculaire),
  • Aux huiles de colza, de noix, d’olives pour leurs vertus anti-inflammatoires, pour améliorer
    le fonctionnement de votre système cardiovasculaire.

Une idée reçue…

« Le Covid long touche uniquement les personnes vulnérables ». FAUX ! Les personnes présentant des pathologies chroniques sont particulièrement exposées aux formes graves du COVID-19. Mais ce n’est pas le cas des personnes touchées par un épisode de COVID long. Cette forme de la maladie peut concerner les enfants et les adolescents, mais « la principale population qui fait des Covid longs, ce sont des femmes autour de 40 ans » (Source : Dr Benjamin Rossi).

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Épisode 26 : S’ÉLOIGNER DES ÉCRANS

Quel programme ! Après une journée de travail passée devant un écran, se retrouver sur le canapé devant la télévision, avec son ordinateur portable sur les genoux, pendant que l’on consulte son téléphone pour twitter ou être en conversation virtuelle avec ses amis. La consommation excessive d’écrans, souvent définie comme une dépendance, a des effets néfastes sur les individus. La question est souvent posée pour les enfants et renvoie à la responsabilité éducative des parents. Pourtant les adultes sont aussi concernés par la question.

Si l’addiction aux écrans est dommageable pour la communication entre êtres humains et donc au fonctionnement de la société, notre dépendance aux écrans engendre des effets négatifs sur la santé parfois insoupçonnés.

Le constat

8 Français sur 10 sont conscients de ne pas maîtriser leurs usages d’écrans sans pour autant être en mesure de changer leurs habitudes. (Source : baromètre MILDECA/Harris Interactive 2021).

La dépendance aux écrans en plein essor, dès le plus jeune âge :

  • En France, le temps passé devant un écran est passé de moins de 3 heures à 8 heures par jour. (Source : Celsalab),
  • Un Français passe en moyenne 56 h par semaine devant les écrans, soit près de 28 ans de sa vie. (Source : étude NordVPN – 2021),
  • 26 % des enfants de 0 à 2 ans regardent des vidéos de courte durée en ligne.

Le phénomène a été intensifié par le développement du télétravail :

  • Crise de la Covid : 44 % des parents et 53 % des enfants ont augmenté leur consommation,
  • Pour les enfants, développement des usages de +6 % pour l’ordinateur, +11 % pour le smartphone et +23 % pour une tablette.

(Source : étude Ipsos 2022)

Les conséquences des écrans sur notre santé

Cet usage intensif a des impacts négatifs la santé mentale et sociale :

  • La surstimulation provoquée par les écrans engendre des problèmes psychologiques et sociaux dont peut résulter l’anxiété, la dépression et affecter le sommeil.
  • Dans certains cas, ces effets ont des conséquences sur la sociabilité et la vie de famille.
  • Pour les plus petits, l’accès à des contenus inadaptés, le manque de sociabilisation, la perte de repères liée à une vie “trop virtuelle” peuvent avoir des conséquences comportementales.

Mais aussi sur notre santé physique :

  • Migraines, problèmes de vue, difficultés d’endormissement et fatigue sont les principaux symptômes liés à la présence massive des écrans
  • La sédentarité engendrée par la dépendance aux écrans a des conséquences directes sur notre tonus musculaire, sur notre poids et donc sur les charges supportées par notre squelette. Elle est également indirectement la cause de pathologies graves à longs termes.
  • Selon l’OMS, 80 % des adolescents ne sont pas assez actifs et le risque de surpoids augmente chez les enfants fortement exposés.
  • Elle engendre également une diminution de la proprioception : plus clairement des pertes de conscience de notre corps nous amenant à prendre de mauvaises postures dommageables pour notre squelette.

Gardons le contrôle ! Quelles solutions ?

Faire son diagnostic de sa consommation d’écran :

  • Un travail individuel et/ou familial de prise de conscience peut être très pertinent.
  • Pour les smartphones vous pouvez facilement estimer votre durée quotidienne d’exposition en explorant les paramètres de votre appareil.
  • De nombreuses applications permettent d’évaluer le temps passé sur les réseaux sociaux et sur Internet.

Apprendre à maîtriser son temps d’écran :

  • Apprendre à éteindre son smartphone, son ordinateur, sa tablette,… et les mettre hors du champ de vision pour éviter les mauvais réflexes, notamment le soir dans l’heure qui précède le coucher afin de prendre soin de son sommeil. C’est un minimum…
  • Pour les plus jeunes, les logiciels de contrôle parental permettent de limiter le temps d’écran des plus jeunes et d’encadrer les données consultées…

Essayer la diète numérique :

  • Et pourquoi pas se passer des écrans durant 1 journée par semaine voire davantage ?
  • Supprimer les applications non essentielles sur le téléphone, pour éviter de « meubler » les moments d’ennui.

Si votre consommation d’écrans est addictive :

Trouver des addictions alternatives et saines telles que les jeux de société, le sport, la médiation ou l’organisation de fêtes entre amis pourquoi pas, afin de recréer du lien social réel et non virtuel.

Une idée reçue

« La dépendance aux écrans ne concerne que les enfants ». FAUX ! Les usages d’écrans par des adultes sont aussi susceptibles d’être problématiques, dès lors qu’ils se font au détriment d’autres activités sociales essentielles ou se caractérisent par une perte de contrôle.

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Épisode 25 : REPRENDRE LE COURS DE SA VIE APRÈS UN AVC

L’Accident Vasculaire Cérébrale, dit AVC, atteint plus de 110 000 personnes par an en France (source Santé Publique France), soit un AVC toutes les 4 minutes. Cette pathologie est des plus redoutées. Pour les survivants, c’est souvent un drame personnel et familial en ce qu’il laisse des séquelles physiques, intellectuelles et psychologiques.

L’AVC est un sujet d’enjeu mondial de santé publique en ce qu’il constitue la 3ème cause de décès, la première cause handicap acquis par l’adulte au cours de son existence et représente 4 % des dépenses de santé des pays développés.

Il existe une infinie variété de situations qui dépendent des caractéristiques de l’AVC, de l’état de santé physique et psychologique de la personne atteinte et de son environnement. Cette complexité a longtemps découragé les recherches dans le domaine post-AVC.

Toutefois, depuis une trentaine d’années, de nombreux travaux de recherche ont permis de mieux comprendre les mécanismes de l’AVC et d’améliorer les moyens d’en favoriser la récupération.

C’est quoi un AVC ?

Le terme AVC englobe diverses situations cliniques caractérisées par l’apparition soudaine de troubles neurologiques liés à une lésion cérébrale d’origine vasculaire.

La cause d’un AVC peut-être ischémique (le sang n’arrive plus jusqu’au cerveau) ou hémorragique.

Quelques chiffres (Santé publique France) :

  • 75 % des personnes atteintes d’un AVC y survivent.
  • 70 % des personnes survivantes gardent des séquelles neurologiques de sévérité variable
  • 1ère cause de handicap acquis,
  • 2de cause de démence peu après la maladie d’Alzheimer,
  • Les préoccupations constantes et angoissantes après tout AVC sont celles :
    • de la récidive (30 à 50 % de risque de récidive à 5 ans),
    • et surtout de la récupération.

Sans attendre…

Il est prouvé que les 3 premiers mois sont d’une importance capitale dans la phase de rémission. Il faut donc se mobiliser dès la sortie de l’hôpital.

Agir sur les symptômes par la stimulation :

  • La kinésithérapie en cas de perte de mobilité,
  • L’orthophonie lorsque la parole est altérée.

Limiter le stress, les angoisses, la fatigue et les troubles du sommeil générés par la maladie et par les changements de situation parfois importants consécutifs à l’AVC, grâce à :

  • La psychothérapie comportementale (TCC) et la neuropsychologie, afin notamment d’accepter une éventuelle perte d’autonomie ou un handicap,
  • L’ergothérapie pour adapter ses mouvements à un corps désormais différent.

Revoir son hygiène de vie pour une meilleure récupération et pour éviter la récidive :

  • Il est important de pratiquer une activité physique adaptée (APA) afin de retrouver ses capacités physiques et respiratoires. Cette pratique doit être progressive et adaptée (de 15 min/jour dès les premières semaines à 45 min/jour à plus long terme).
  • Il est important de privilégier les aliments qui soutiennent la neuroplasticité (l’aptitude des neurones à se reconnecter et à s’adapter à une nouvelle configuration du cerveau, dont certaines régions ont cessé de fonctionner) comme notamment les graines de lin, le saumon, les myrtilles, les grenades et tomates.
  • À l’inverse, il est nécessaire de limiter la consommation des graisses saturées et du sucre pendant la récupération parce qu’ils limitent la neuroplasticité et encouragent la prise de poids, elle-même facteur d’AVC.

En cas de complications

  • En cas de perte d’autonomie, l’aménagement du domicile est parfois nécessaire pour continuer à vivre chez soi. Un bilan effectué par un ergothérapeute permet de lister les aménagements à réaliser et lister les précautions à prendre (barre de maintien, rampes d’escalier, …).
    Pour en savoir plus, voir l’épisode 14 et l’épisode 15.
  • Pour les patients qui présentent les séquelles importantes, il est primordial d’envisager une prise en charge spécifique à domicile (soins infirmiers à domicile).

Reprendre un travail

¼ des AVC surviennent avant 60 ans et concernent donc des actifs. Selon les séquelles et la nature de l’emploi occupé, la reprise peut être complexe :

  • Elle peut nécessiter l’aménagement du temps et du poste de travail,
  • Elle peut aussi supposer une réorientation professionnelle.

Afin d’obtenir de l’aide, des démarches peuvent être effectuées avec l’aide d’une assistante sociale auprès des organismes d’aide au handicap (MDPH) et la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapés. (Voir l’épisode n°6).

Les principales idées reçues

Idée reçue n°1 : « L’AVC ne touche que les personnes âgées » FAUX !
Certes, il menace davantage les plus de 50 ans mais il peut toucher toutes les catégories d’âge, y compris les enfants.

Idée reçue n°2 : « Un AVC laisse forcément des séquelles » PAS FORCÉMENT !
Si les traitements actuels permettent parfois une récupération complète du handicap physique toutefois, il persiste souvent un handicap psychologique et invisible (anxiété, labilité émotionnelle, …)

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Épisode 24 : RESPIRER UN AIR PLUS SAIN CHEZ SOI

Si la pollution atmosphérique est depuis bien longtemps un sujet de préoccupation sanitaire et environnementale, ce n’est que récemment que la pollution intérieure est devenue une préoccupation prise au sérieux par les pouvoirs publics. Nous passons en moyenne 14 heures par jour à notre domicile et environ 80 % du temps dans des lieux fermés. Cependant, l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité.

Effectivement, un air ambiant pollué à des effets néfastes sur la santé. Cela peut aller de la simple gêne olfactive à une irritation des yeux, de la peau, de l’appareil respiratoire, à des crises d’asthme en passant par des problèmes de somnolence. À long terme, cette pollution peut participer à l’apparition de pathologies graves telles que l’AVC ou le cancer du poumon. Les sources de pollution de l’air ambiant sont multiples et peuvent s’accumuler si l’on n’y prend pas garde. Voyons comment respirer un air plus sain chez soi.

Un enjeu sanitaire

3,2 millions de personnes meurent chaque année prématurément de maladies imputables à la pollution intérieure / de l’air ambiant (OMS), dont 40 000 décès en France (Santé Publique France). Il faut néanmoins noter une légère baisse de cette mortalité de 5 % par ans les toutes dernières années. Près de la moitié des décès par pneumonie chez l’enfant âgé de moins de 5 ans sont dus à l’inhalation de matières particulaires provenant de la pollution de l’air intérieur.

Les causes de décès sont les suivantes (OMS) :

  • 32 % : cardiopathies ischémiques (rétrécissement des artères coronaires),
  • 23 % : accident vasculaire cérébral (AVC),
  • 21 % : infections des voies respiratoires inférieures (IRI),
  • 20 % : bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO),
  • 6 % : cancer du poumon.

Les facteurs de la pollution intérieure

Les particules fines responsables de la pollution de l’air ambiant soit issues en grande partie de nos activités et de nos comportements :

  • L’utilisation de peintures, colles et autres matériaux de construction polluants,
  • L’utilisation de produits d’entretien irritants, dont les désodorisants,
  • L’utilisation d’un système de chauffage, de cuisson ou de climatisation inadapté ou non entretenu, pouvant notamment dégager du monoxyde de carbone (inodore et mortel),
  • La présence de résidus de fumées liées à la cuisson de nourriture. Du gaz Radon peut s’infiltrer par le sol, d’humidité persistante, de moisissures et d’acariens liée notamment à un défaut d’aération ou de ventilation,
  • Le tabagisme, même passif,
  • La présence de dioxyde d’azote (NO2), liée principalement au trafic routier, qui s’accumule dans les logements aux heures de pointe.
  • La présence de matériaux dangereux ou vétustes
  • Et même la présence d’animaux de compagnie.

Comment améliorer l’air ambiant chez soi sans impacter sa facture énergétique ?

1. Aérez :

  • Aérez régulièrement votre logement. Un minimum de 10 min par jour en abaissant la température des appareils de chauffage à proximité des fenêtres pour ne pas dépenser inutilement de l’énergie.
  • Entretenez vos appareils de chauffage, de climatisation et de ventilation. Une fois par an, faites appel à un professionnel qui s’assure du bon fonctionnement général et réalise l’entretien (changement des filtres notamment).
  • N’oubliez pas d’activer votre hotte aspirante lorsque vous cuisinez.

2. Ventilez :

  • Attention : même bien ventilé, votre logement nécessite d’être aéré régulièrement.
  • Laissez circuler l’air intérieur tel que prévu par le constructeur. Ne bloquez pas le système de ventilation (VMC), ne bouchez surtout pas les entrées/sorties d’air et nettoyez annuellement les grilles et filtres.
  • Faites vérifier votre système de ventilation (VMC) par un spécialiste tous les 3 ans.

3. Supprimez les sources de pollution intérieure :

  • Avant de faire un achat, lisez les étiquettes et privilégiez la note A+ (émissions faibles). L’étiquette « Émissions dans l’air intérieur » signale le niveau d’émission en composés organiques volatils des produits de construction, des revêtements de murs et même des meubles. Utilisez des peintures à base d’eau (et non glycero) et aux composés biosourcés. Pour vos murs, évitez notamment la pose de toile de verre, source d’émanations néfastes.
  • Remplacez les éléments vétustes susceptibles de polluer. Moquettes, isolants (dont l’amiante), éléments enduits de matières néfastes comme les peintures au plomb.
  • Ne fumez pas à l’intérieur car l’effet sur votre santé et celle des personnes présentes est grandement accentué.
  • En présence d’animaux domestiques. Brossez vos animaux, aspirez régulièrement votre logement, nettoyez les éléments de literie ou empêchez la circulation des animaux dans votre zone de couchage.

4. Participez à la réduction de la pollution extérieure

La pollution extérieure se retrouve et se concentre dans nos intérieurs. Privilégiez dans la mesure du possible la mobilité douce et active (marche et vélo) et prenez les transports en commun. (Voir l’épisode N°1).

Des idées reçues

  • Idée reçue n°1 : « L’air intérieur d’un logement est moins pollué que l’air extérieur » FAUX ! Une étude réalisée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) révèle une concentration de certains polluants jusqu’à 10 fois plus importante à l’intérieur.
  • Idée reçue n°2 : « Les bougies, l’encens, les parfums et désodorisants d’intérieur, le papier d’Arménie… purifient l’air de votre habitat » FAUX ! Ces produits libèrent des particules et des composés organiques volatils (COV) tels que du benzène ou du formaldéhyde, qui polluent l’air.

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Épisode 23 : ORGANISER LA RÉNOVATION DE SON HABITATION

Les craintes de se lancer dans des travaux de rénovation sont nombreuses. Pourtant ne rien faire c’est le risque de voir son logement se dégrader, perdre de sa valeur ou pire devenir un gouffre financier.
À l’inverse, rénover sa maison présente de nombreux avantages tant sur le plan financier, qu’au niveau du confort et de la valeur patrimoniale d’un bien immobilier. Finalement tout est une histoire de méthode.

Pourquoi rénover son habitation ?

  • En France, environ 33 % de la consommation énergétique est utilisée pour le chauffage et donc pour la compensation des fuites de chaleur des bâtiments (passoires énergétiques).
  • Avec la loi relative à la transition énergétique et la croissance verte (TECV) la France s’est fixée l’objectif de rénover toutes les passoires thermiques du parc privé d’ici 2025.
  • Selon le nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), il en existe plus de 5 millions en France. 3,8 millions de ménages modestes occupent ce type de logement et peinent à régler leur facture d’énergie ou qui souffrent du froid dans leur logement. (Source : Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE))
  • Ainsi, le plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments (PREB, 2018) prévoit la rénovation de plus de 150 000 logements classés F ou G qui doivent être rénovés chaque année.

➡️ La rénovation thermique des bâtiments, notamment des logements anciens, est donc essentielle à la réduction des émissions de CO2 et de la consommation énergétique. L’actuelle flambée des tarifs de l’énergie (gaz et électricité) ne fait que renforcer le besoin d’accélérer ces projets : amélioration de l’isolation, installation d’un mode de chauffage plus performant, éclairage plus économe, ventilation, …

Pourquoi organiser cette rénovation ?

Une rénovation peut se réaliser en une seule opération de travaux (rénovation globale) ou en plusieurs opérations de travaux successives (rénovation par étapes).

Pourquoi opter pour une rénovation globale ?
Un projet de rénovation globale va s’intéresser à l’ensemble des postes d’une rénovation énergétique et à leurs interactions, permettant ainsi de répondre au plus près des besoins :

  • État de l’enveloppe (murs, toiture, sol, fenêtres et portes),
  • Système de chauffage (production, émission et régulation de chaleur),
  • Production d’eau chaude sanitaire,
  • Ventilation

Un exemple :

Prenons le cas du remplacement d’un système de chauffage pour améliorer son confort thermique et dans le but de réduire sa facture, sans se poser la question de l’isolation de l’habitat.
Donc, le système de chauffage sera dimensionné aux déperditions importantes du logement et une grande partie de la chaleur produite sera gaspillée.
À la suite d’étape ultérieure d’isolation de l’habitat, le système de chauffage se trouvera sur-dimensionné au regard d’un logement à faible déperdition. Celui-ci fonctionnera donc à régime réduit, ce qui entraînera une surconsommation et une usure prématurée.
Sur la facture, ce sont des euros qui s’envolent pour un confort qui ne sera pas forcément satisfaisant.

Comment et pourquoi se faire accompagner ?

Le programme FranceRénov’ s’adresse aux propriétaires et résidents de logements individuels de plus de 15 ans. Tous les niveaux de ressources y ont droit ; néanmoins, des plafonds de revenus définissent quatre profils, et quatre barèmes différents. Les foyers modestes accèdent à des sommes plus intéressantes.
Dans ce cadre, vous pouvez faire appel à MonAccompagnateurRénov’, un conseiller en énergie qui peut vous aider sur tous les plans. Pour définir un projet de qualité, il faut sélectionner des artisans, en particulier ceux qualifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ainsi que bénéficier d’aides et de primes telles que l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), les certificats d’économie d’énergie (CEE) ou encore le crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des TPE-PME (mis en place dans le cadre du plan France Relance).
Le label RGE fait donc partie des critères d’éligibilité obligatoires pour avoir droit aux principales aides aux travaux d’efficacité énergétique (prime Certificats d’économies d’énergie énergie, éco-PTZ…). L’obtention de ce label repose sur un examen de la conformité de l’entreprise à un référentiel d’exigences de moyens et de compétences.

Des idées reçues

Idée reçue N°1 : « l’isolation à 1 € est une escroquerie ! » Faux !
Des abus ont certes été constatés et ont mis à mal la confiance de nombreux particuliers. Mais une majorité d’entreprises proposent des solutions professionnelles de qualité, sous condition de revenus. Il est possible de se rassurer en s’adressant à des entreprises ayant pignon sur rue, dont vous aurez eu vent par le bouche-à-oreille ou en observant les avis donnés en ligne. Rendez-vous également sur le site FranceRénov’ pour consulter la liste des artisans référencés.

Idée reçue N°2 : « Les travaux de rénovation énergétique concernent uniquement les propriétaires » FAUX !
Les locataires, les bailleurs et les copropriétaires sont également en droit d’entreprendre des projets en lien à la rénovation énergétique et sont également éligibles aux aides financières préalablement citées.

Pour aller plus loin…

Des liens utiles :


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