Les addictions, qu’elles soient liées à des substances, à des comportements compulsifs, ou à des nouvelles technologies, ont à plus ou moins long terme, des conséquences dévastatrices sur la santé. Lutter contre les addictions représente désormais un défi majeur pour la société. Les statistiques mettent en évidence l’ampleur de ce phénomène en progression pour nombre d’entre elles. Mais comment y remédier ?
L’alcool :
Le tabac :
Les drogues illicites :
Le jeu pathologique :
Les troubles alimentaires :
La dépendance aux écrans et à ma connexion :
En comprenant les principales addictions, en reconnaissant leurs conséquences dévastatrices, la collectivité peut œuvrer pour une société plus saine et équilibrée.
La prévention des addictions est en effet tout aussi cruciale que leur traitement. Éduquer les jeunes sur les risques liés aux addictions, renforcer les lois sur la vente de substances addictives, et promouvoir des environnements sains sont autant de mesures qui peuvent réduire la prévalence des addictions.
Idée reçue n°1 : « Les addictions ne touchent que les substances illicites » FAUX ! En réalité, les addictions peuvent être liées à des substances légales, comme l’alcool et le tabac, ainsi qu’à des comportements compulsifs tels que le jeu pathologique, la suralimentation, et la dépendance bien plus insidieuse aux nouvelles technologies.
Idée reçue n°2 : « Il est facile d’arrêter une addiction du jour au lendemain » FAUX ! La volonté seule ne suffit souvent pas et cette idée représente un problème à elle seule. On sous-estime en effet grandement la difficulté de rompre avec une addiction, troubles complexes qui impliquent des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
L’OMS désigne la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental/cognitif et social, et pas seulement l’absence de maladies« .
De nombreux facteurs déterminants, s’additionnant les uns aux autres, influent sur notre bien-être : état de santé, stress, revenu, éducation, relations sociales, environnement, … Trouver et conserver son équilibre au global, relève d’un réel processus d’apprentissage.
Une majorité des individus tendent naturellement à l’équilibre, malgré les nombreux rôles qu’ils endossent : salarié, parent, ami, aidant, etc. Cependant, cet équilibre est régulièrement remis en question par des changements de situation (professionnels, familiaux, …), par l’évolution de son corps ou de son état de santé.
Quand l’équilibre vacille, le corps envoie alors des signaux physiques et psychologiques :
Une étude réalisée en collaboration avec Edelman Data & Intelligence (DXI), détermine les principaux obstacles au bien-être en France :
Trouver un équilibre/ une harmonie malgré toutes les tensions est essentiel pour notre santé physique et mentale en apportant des soins adaptés.
Pour affronter ces changements, les situations difficiles et les challenges de ma vie, il est possible et important d’influer dans un premier temps sur les facteurs que nous pouvons maîtriser, afin de prendre soin de nous.
Avoir un sommeil de qualité
Il est important de dormir suffisamment (sept à huit heures par jour en moyenne) et dans de bonnes conditions. Le sommeil remplit en effet plusieurs fonctions essentielles tant d’un point de vue mental (puisque notre cerveau continue de fonctionner) que physique :
Pratiquer régulièrement une activité physique (adaptée)
On ne le dira jamais assez, l’activité physique (Voir épisode 08) est un outil de prévention santé multifacteurs puisqu’au-delà du maintien de la forme physique, de la souplesse et de l’équilibre (au sens primaire), elle agit sur :
Privilégier une alimentation saine et diversifiée
Elle influe tant sur notre santé physique que mentale (d’un point de vue chimique et indirectement d’un point de vue social). Objectif : maintenir son poids, c’est-à-dire trouver le bon rapport entre apports et dépenses d’énergie.
IMPORTANT : au fil des années, il est nécessaire d’adapter cette alimentation car nos besoins physiologiques évoluent eux-mêmes
Il nous serait prétentieux de vous expliquer comment retrouver un travail ou se réconcilier avec sa famille. Ceci dit, notre mental doit lui aussi être musclé pour avancer dans la vie et trouver son équilibre intérieur. Quelques principes :
Comme évoqué plus haut, un bon sommeil est un prérequis à la santé à l’équilibre. La méditation est un excellent outil pour affronter les changements et incidents de la vie. Parfois, atteindre l’équilibre mental nécessite un accompagnement lorsque l’on ne trouve pas soi-même les clés…
Idée reçue n°1 : « Avec l’âge, il est moins important de bouger » FAUX ! La masse musculaire diminue au cours du vieillissement. L’activité physique va permettre de limiter ce phénomène et d’éviter la perte fonctionnelle qui peut conduire à une perte d’autonomie.
Idée reçue n°2 : « J’ai mal au dos, seul un kinésithérapeute peut me soigner » FAUX ! Le corps et l’esprit sont liés. Un désaccord mental influe sur nos postures physiques et peut provoquer des douleurs. Il faut s’avoir s’écouter et se prendre en main également sur le plan mental.
Liens utiles
Étude : Les Français et le bien-être
Rapport mondial du bonheur et du bien-être 2022 (anglais)
On désigne par malnutrition une alimentation de mauvaise qualité et/ou une alimentation mal adaptée et non d’un déficit alimentaire. On s’inquiète le plus souvent de son alimentation suite à la pose d’un diagnostic de déséquilibre sanguin ou à l’apparition de symptômes physiques. La malnutrition et les pathologies qu’elle engendre, qui ne sont pas uniquement physiques, sont en forte progression dans les pays développés.
Décider d’améliorer son alimentation ne relève pas d’un simple “coup de reins alimentaire”, mais d’une démarche volontaire qui s’inscrit dans le temps et qui doit répondre à certains principes fondamentaux. On parlera de rééquilibrage alimentaire.
Nos modes de vie et nos comportements sont la principale cause de malnutrition :
D’un point de vue physique, les pathologies engendrées sont multiples.
On retiendra notamment le surpoids/l’obésité qui touche 17 % de la population française (contre
8,5 % en 1997) souvent à l’origine de Troubles Musculosquelettiques (TMS), le diabète qui touche près de 5,4 % de la population (contre 2,6 % dans les années 2000) ou encore les accidents cardiovasculaires ou cérébraux (source : Ministère de la Santé 2023).
Notre alimentation a aussi une influence directe sur nos fonctions cérébrales.
Indirectement…
Ces pathologies peuvent entraîner un désordre psychologique et/ou social car elles favorisent la perte de confiance, la solitude, la perte de lien social, des difficultés d’insertion professionnelle, etc.
L’importance de l’alimentation
« Que ton aliment soit ton seul médicament » disait Hippocrate… Au-delà de son influence sur notre aspect, l’alimentation est donc une affaire de santé et il est donc préférable de :
Les 4 principes du rééquilibrage alimentaire :
Nutritionniste ou diététicien ?
Un rééquilibrage alimentaire est une question de volonté et nécessite dans un premier temps un effort pour modifier ses habitudes.
Il est possible dans un premier temps de se faire accompagner par un professionnel afin d’obtenir des conseils et un suivi personnalisés (dans tous les cas, l’objectif est d’arriver à une démarche autonome ) :
Le mot Inclusion est aujourd’hui largement utilisé pour définir un changement sociétal basé sur une évolution des valeurs, des pratiques sociales et culturelles. Ce changement reconnaît une équité entre tous les membres de la société en leur garantissant de façon universelle la reconnaissance et des droits, notamment en termes de liberté, de protection sociale et d’opportunités.
Les efforts de la société et des pouvoirs publics se sont concentrés sur l’inclusion des personnes en situation de handicap et des minorités ethniques. Depuis quelques années seulement, les efforts portent également sur l’inclusion sociale, sexuelle et celle des croyances. Dans tous les domaines, il reste beaucoup à faire car l’évolution des mentalités est lente.
En somme…
Développer l’Inclusion, c’est œuvrer pour la cohésion sociale en luttant contre la discrimination et l’exclusion. La société doit donc s’adapter aux particularités des individus et non le contraire.
L’inclusion est donc un objectif clé pour créer une société équitable, diversifiée et respectueuse des droits de chacun.
Idée reçue N°1 : « La pensée inclusive consiste à faire de nous des individus identiques/confirmés ». FAUX ! La pensée inclusive célèbre justement les différences. Elle consiste à créer un environnement où chaque individu, indépendamment de ses origines, de ses capacités, de sa religion, de son genre, … est respecté et valorisé pour sa singularité.
Idée reçue N°2 : « Il revient aux personnes marginalisées de déployer les efforts pour leur intégration ». OUI mais NON ! L’Inclusion relève d’une responsabilité partagée entre les individus et la société. Pour ce faire, l’inclusion nécessite des efforts mutuels de l’individu et la société (institutions, employeurs, éducateurs, décideurs, …).
On est rarement épargné par le mal de dos dans sa vie. La lombalgie peut être ponctuelle (Lombalgie Aigue) mais elle doit nous inciter à prendre des mesures avant qu’elle ne devienne chronique. Elle peut être liée à de nombreux facteurs souvent combinés. Elle résulte d’un déséquilibre entre les capacités de notre corps et les contraintes que nous lui faisons subir.
Il est important de poser un diagnostic pour en trouver la/les cause(s) et de mettre en œuvre des solutions personnalisées. Aussi, il ne faut jamais arrêter de bouger afin de se préserver de la lombalgie ou afin d’en limiter les conséquences.
La lombalgie correspond à des douleurs localisées au niveau du bas du dos (zone lombaire de la colonne vertébrale). Cette zone est composée de vertèbres, de disques intervertébraux, de moelle épinière, de ligaments, de nerfs, de muscles et de tendons. Les douleurs sont le plus souvent liées aux muscles, disques intervertébraux et aux nerfs. Lorsque la racine du nerf est irritée, des douleurs peuvent apparaître dans les jambes.
La lombalgie atteint de façon quasi chronique les personnes âgées de plus de 55 ans. Cependant, elles peuvent toucher tout le monde sans limite d’âge : femmes enceintes, personnes qui manutentionnent régulièrement ou constamment en position statique, adolescents en période de croissance, …
On distingue les lombalgies aiguës des lombalgies chroniques :
🡪 La lombalgie est souvent qualifiée de « mal du siècle » car nos vies sont de plus en plus sédentaires.
Il est important de poser un diagnostic sur une situation de lombalgie. Le médecin traitant permet de faire une première analyse globale de votre situation et d’identifier des premiers accompagnements. Il pourra également vous orienter vers d’autres spécialistes si nécessaire afin de vous aider à trouver les causes de vos problèmes. Il est cependant possible que les causes de lombalgies ne soient pas identifiées ce qui n’empêche pas de trouver des solutions.
Bouger dans sa journée surtout lorsqu’on exerce un métier sédentaire mais aussi pratiquer des activités physiques régulières adaptées permet de :
Pour aller plus loin…
Depuis plus de 25ans, l’Association Siel Bleu propose des programmes d’activité physique adaptée et formation aux gestes facilitant le quotidien permettant d’éviter ou de soigner la lombalgie.
Les liens utiles :
La COVID-19 est une maladie infectieuse qui affecte principalement les fonctions respiratoires et dont les symptômes disparaissent dans la plupart des cas en 2 à 3 semaines.
Lorsque ces symptômes persistent au-delà de 12 semaines et en l’absence d’autre pathologie, le phénomène est communément appelé affections post-COVID ou COVID long. 7.1 % des personnes atteintes d’un épisode de COVID-19 ont présenté une ou plusieurs affections post-COVID (soit 2,06 millions de personnes).
Si la COVID-19 sait se faire oublier, ce sujet reste d’actualité car dans le cadre d’un COVID long, l’amélioration est parfois très lente, fluctuante et voire incomplète dans 30 % des cas. (Source : Santé Respiratoire France). Les répercussions vont bien au-delà des simples symptômes physiques.
Une réponse immunitaire trop faible permettrait au virus de persister dans le corps humain et d’engendrer des complications sérieuses et durables.
Des symptômes divers souvent cumulés, notamment :
Indirectement :
Prenez contact en priorité avec votre médecin généraliste. Celui-ci organisera et coordonnera si nécessaire une prise en charge, à partir des recommandations de la Haute Autorité de Santé. Il pourra notamment vous adresser :
IMPORTANT : une reprise trop précoce de l’activité physique peut aggraver la situation.
Si tous les feux sont au vert, il est alors possible d’inverser progressivement la spirale du déconditionnement physique :
« Le Covid long touche uniquement les personnes vulnérables ». FAUX ! Les personnes présentant des pathologies chroniques sont particulièrement exposées aux formes graves du COVID-19. Mais ce n’est pas le cas des personnes touchées par un épisode de COVID long. Cette forme de la maladie peut concerner les enfants et les adolescents, mais « la principale population qui fait des Covid longs, ce sont des femmes autour de 40 ans » (Source : Dr Benjamin Rossi).
Quel programme ! Après une journée de travail passée devant un écran, se retrouver sur le canapé devant la télévision, avec son ordinateur portable sur les genoux, pendant que l’on consulte son téléphone pour twitter ou être en conversation virtuelle avec ses amis. La consommation excessive d’écrans, souvent définie comme une dépendance, a des effets néfastes sur les individus. La question est souvent posée pour les enfants et renvoie à la responsabilité éducative des parents. Pourtant les adultes sont aussi concernés par la question.
Si l’addiction aux écrans est dommageable pour la communication entre êtres humains et donc au fonctionnement de la société, notre dépendance aux écrans engendre des effets négatifs sur la santé parfois insoupçonnés.
8 Français sur 10 sont conscients de ne pas maîtriser leurs usages d’écrans sans pour autant être en mesure de changer leurs habitudes. (Source : baromètre MILDECA/Harris Interactive 2021).
La dépendance aux écrans en plein essor, dès le plus jeune âge :
Le phénomène a été intensifié par le développement du télétravail :
(Source : étude Ipsos 2022)
Cet usage intensif a des impacts négatifs la santé mentale et sociale :
Mais aussi sur notre santé physique :
Faire son diagnostic de sa consommation d’écran :
Apprendre à maîtriser son temps d’écran :
Essayer la diète numérique :
Si votre consommation d’écrans est addictive :
Trouver des addictions alternatives et saines telles que les jeux de société, le sport, la médiation ou l’organisation de fêtes entre amis pourquoi pas, afin de recréer du lien social réel et non virtuel.
« La dépendance aux écrans ne concerne que les enfants ». FAUX ! Les usages d’écrans par des adultes sont aussi susceptibles d’être problématiques, dès lors qu’ils se font au détriment d’autres activités sociales essentielles ou se caractérisent par une perte de contrôle.
L’Accident Vasculaire Cérébrale, dit AVC, atteint plus de 110 000 personnes par an en France (source Santé Publique France), soit un AVC toutes les 4 minutes. Cette pathologie est des plus redoutées. Pour les survivants, c’est souvent un drame personnel et familial en ce qu’il laisse des séquelles physiques, intellectuelles et psychologiques.
L’AVC est un sujet d’enjeu mondial de santé publique en ce qu’il constitue la 3ème cause de décès, la première cause handicap acquis par l’adulte au cours de son existence et représente 4 % des dépenses de santé des pays développés.
Il existe une infinie variété de situations qui dépendent des caractéristiques de l’AVC, de l’état de santé physique et psychologique de la personne atteinte et de son environnement. Cette complexité a longtemps découragé les recherches dans le domaine post-AVC.
Toutefois, depuis une trentaine d’années, de nombreux travaux de recherche ont permis de mieux comprendre les mécanismes de l’AVC et d’améliorer les moyens d’en favoriser la récupération.
Le terme AVC englobe diverses situations cliniques caractérisées par l’apparition soudaine de troubles neurologiques liés à une lésion cérébrale d’origine vasculaire.
La cause d’un AVC peut-être ischémique (le sang n’arrive plus jusqu’au cerveau) ou hémorragique.
Quelques chiffres (Santé publique France) :
Il est prouvé que les 3 premiers mois sont d’une importance capitale dans la phase de rémission. Il faut donc se mobiliser dès la sortie de l’hôpital.
Agir sur les symptômes par la stimulation :
Limiter le stress, les angoisses, la fatigue et les troubles du sommeil générés par la maladie et par les changements de situation parfois importants consécutifs à l’AVC, grâce à :
Revoir son hygiène de vie pour une meilleure récupération et pour éviter la récidive :
¼ des AVC surviennent avant 60 ans et concernent donc des actifs. Selon les séquelles et la nature de l’emploi occupé, la reprise peut être complexe :
Afin d’obtenir de l’aide, des démarches peuvent être effectuées avec l’aide d’une assistante sociale auprès des organismes d’aide au handicap (MDPH) et la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapés. (Voir l’épisode n°6).
Idée reçue n°1 : « L’AVC ne touche que les personnes âgées » FAUX !
Certes, il menace davantage les plus de 50 ans mais il peut toucher toutes les catégories d’âge, y compris les enfants.
Idée reçue n°2 : « Un AVC laisse forcément des séquelles » PAS FORCÉMENT !
Si les traitements actuels permettent parfois une récupération complète du handicap physique toutefois, il persiste souvent un handicap psychologique et invisible (anxiété, labilité émotionnelle, …)
Si la pollution atmosphérique est depuis bien longtemps un sujet de préoccupation sanitaire et environnementale, ce n’est que récemment que la pollution intérieure est devenue une préoccupation prise au sérieux par les pouvoirs publics. Nous passons en moyenne 14 heures par jour à notre domicile et environ 80 % du temps dans des lieux fermés. Cependant, l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité.
Effectivement, un air ambiant pollué à des effets néfastes sur la santé. Cela peut aller de la simple gêne olfactive à une irritation des yeux, de la peau, de l’appareil respiratoire, à des crises d’asthme en passant par des problèmes de somnolence. À long terme, cette pollution peut participer à l’apparition de pathologies graves telles que l’AVC ou le cancer du poumon. Les sources de pollution de l’air ambiant sont multiples et peuvent s’accumuler si l’on n’y prend pas garde. Voyons comment respirer un air plus sain chez soi.
3,2 millions de personnes meurent chaque année prématurément de maladies imputables à la pollution intérieure / de l’air ambiant (OMS), dont 40 000 décès en France (Santé Publique France). Il faut néanmoins noter une légère baisse de cette mortalité de 5 % par ans les toutes dernières années. Près de la moitié des décès par pneumonie chez l’enfant âgé de moins de 5 ans sont dus à l’inhalation de matières particulaires provenant de la pollution de l’air intérieur.
Les causes de décès sont les suivantes (OMS) :
Les particules fines responsables de la pollution de l’air ambiant soit issues en grande partie de nos activités et de nos comportements :
La pollution extérieure se retrouve et se concentre dans nos intérieurs. Privilégiez dans la mesure du possible la mobilité douce et active (marche et vélo) et prenez les transports en commun. (Voir l’épisode N°1).
Les craintes de se lancer dans des travaux de rénovation sont nombreuses. Pourtant ne rien faire c’est le risque de voir son logement se dégrader, perdre de sa valeur ou pire devenir un gouffre financier.
À l’inverse, rénover sa maison présente de nombreux avantages tant sur le plan financier, qu’au niveau du confort et de la valeur patrimoniale d’un bien immobilier. Finalement tout est une histoire de méthode.
➡️ La rénovation thermique des bâtiments, notamment des logements anciens, est donc essentielle à la réduction des émissions de CO2 et de la consommation énergétique. L’actuelle flambée des tarifs de l’énergie (gaz et électricité) ne fait que renforcer le besoin d’accélérer ces projets : amélioration de l’isolation, installation d’un mode de chauffage plus performant, éclairage plus économe, ventilation, …
Une rénovation peut se réaliser en une seule opération de travaux (rénovation globale) ou en plusieurs opérations de travaux successives (rénovation par étapes).
Pourquoi opter pour une rénovation globale ?
Un projet de rénovation globale va s’intéresser à l’ensemble des postes d’une rénovation énergétique et à leurs interactions, permettant ainsi de répondre au plus près des besoins :
Un exemple :
Prenons le cas du remplacement d’un système de chauffage pour améliorer son confort thermique et dans le but de réduire sa facture, sans se poser la question de l’isolation de l’habitat.
Donc, le système de chauffage sera dimensionné aux déperditions importantes du logement et une grande partie de la chaleur produite sera gaspillée.
À la suite d’étape ultérieure d’isolation de l’habitat, le système de chauffage se trouvera sur-dimensionné au regard d’un logement à faible déperdition. Celui-ci fonctionnera donc à régime réduit, ce qui entraînera une surconsommation et une usure prématurée.
Sur la facture, ce sont des euros qui s’envolent pour un confort qui ne sera pas forcément satisfaisant.
Le programme FranceRénov’ s’adresse aux propriétaires et résidents de logements individuels de plus de 15 ans. Tous les niveaux de ressources y ont droit ; néanmoins, des plafonds de revenus définissent quatre profils, et quatre barèmes différents. Les foyers modestes accèdent à des sommes plus intéressantes.
Dans ce cadre, vous pouvez faire appel à MonAccompagnateurRénov’, un conseiller en énergie qui peut vous aider sur tous les plans. Pour définir un projet de qualité, il faut sélectionner des artisans, en particulier ceux qualifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ainsi que bénéficier d’aides et de primes telles que l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), les certificats d’économie d’énergie (CEE) ou encore le crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des TPE-PME (mis en place dans le cadre du plan France Relance).
Le label RGE fait donc partie des critères d’éligibilité obligatoires pour avoir droit aux principales aides aux travaux d’efficacité énergétique (prime Certificats d’économies d’énergie énergie, éco-PTZ…). L’obtention de ce label repose sur un examen de la conformité de l’entreprise à un référentiel d’exigences de moyens et de compétences.
Idée reçue N°1 : « l’isolation à 1 € est une escroquerie ! » Faux !
Des abus ont certes été constatés et ont mis à mal la confiance de nombreux particuliers. Mais une majorité d’entreprises proposent des solutions professionnelles de qualité, sous condition de revenus. Il est possible de se rassurer en s’adressant à des entreprises ayant pignon sur rue, dont vous aurez eu vent par le bouche-à-oreille ou en observant les avis donnés en ligne. Rendez-vous également sur le site FranceRénov’ pour consulter la liste des artisans référencés.
Idée reçue N°2 : « Les travaux de rénovation énergétique concernent uniquement les propriétaires » FAUX !
Les locataires, les bailleurs et les copropriétaires sont également en droit d’entreprendre des projets en lien à la rénovation énergétique et sont également éligibles aux aides financières préalablement citées.
Pour aller plus loin…
Le réseau éco-Habitat et la Foncière Chênelet, membre de l’Alliance du Sourire, à l’origine de cette série, peuvent vous offrir une aide précieuse en matière d’habitat, soit en accompagnant votre projet d’adaptation de votre habitat, soit en vous orientant vers d’autres solutions.
Des liens utiles :