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Épisode 22 : LA BIENVEILLANCE

On entend beaucoup parler de bienveillance, de bienveillance au travail, de bienveillance à l’école, de bienveillance dans la vie quotidienne et même de la bienveillance envers soi ! Dans un monde d’individualité et de violence, le besoin de bienveillance reprend toute sa place.

C’est quoi la bienveillance ?

Issu du Latin « benevolens » qui signifie très simplement « vouloir ou veiller au bien ». En d’autres termes, il s’agit de notre capacité à nous montrer indulgent et attentionné envers les autres de façon désintéressée.
Aussi pour être bienveillant, il faut être armé d’empathie, être en capacité de comprendre autrui (et non de ressentir les mêmes émotions que les autres).
Être bienveillant, c’est aussi faire preuve d’indulgence, de comprendre, de pardonner, d’accepter les différences, de ne pas juger l’autre… Ou soi-même.

Être bienveillant avec les autres…

Il ne peut y avoir de bienveillance si l’on pense que l’Homme est mauvais par nature.
Il est essentiel d’éviter de juger les autres pour être bienveillant. Au lieu de cela, il faut essayer de comprendre leur comportement, même s’il est négatif. Il est important de se poser des questions sur leur passé, leurs souffrances, leur éducation, leurs origines, et tout ce qui peut expliquer un comportement inadapté.
Sans cet exercice de compréhension, cette empathie, il est difficile d’être indulgent et donc difficile d’être bienveillant.


➡️ Actualité : « La puissance de la bienveillance : petits gestes , grands effets« 


…et être bienveillant avec soi-même avant tout.

L’homme est doué pour se malmener. C’est très logique, il est difficile d’être bienveillant avec les autres sans l’être avec soi-même. Aussi, se mettre soi-même dans un climat positif de bienveillance est une des clés de la réussite, tant sur un plan social, que professionnel, que familial, …, et contribue à notre santé mentale, influençant elle-même notre santé physique.

Alors comment faire ?

  • Nous accepter tel que nous sommes et être fier de nous,
  • Écouter nos propres besoins, accepter nos émotions et respecter nos limites,
  • Respecter nos sentiments et nos propres valeurs,
  • Se laisser le droit de l’échec.

L’intérêt de la bienveillance dans le monde du travail.

Le travail suppose également la vie en communauté, mais manager en bienveillance serait une clé du succès. L’intérêt d’être bienveillant dans ce domaine est triple :

  • Celui de l’engagement au travers de la confiance en soi, de la valorisation,
  • Celui du travail d’équipe qui ne peut être efficace que dans un climat bienveillant,
  • Mais aussi celui de l’évolution individuelle et de la transmission intergénérationnelle du savoir.

Pour aller plus loin :

https://www.malakoffhumanis.com/s-informer/sante/bienveillance-au-travail-quels-enjeux/


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Épisode 21 : RÉDUIRE SA CONSOMMATION D’EAU

Dans un contexte de croissance démographique et de réchauffement climatique, l’accès à l’eau potable est l’un des enjeux majeurs du XXIème siècle que le monde occidental a tendance à ignorer.
Dans l’intérêt de chacun et de celui de la planète, nous devons individuellement trouver des solutions pour réduire nos consommations d’eau. En changeant ses habitudes et en utilisant du matériel hydro-économe, il est possible de réduire significativement ses consommations et le montant de ses factures.

Pourquoi réduire sa consommation d’eau ?

Une ressource qui se raréfie et dont le prix augmente :

  • L’eau est une ressource précieuse, parfois rare : 1/3 de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable. (Source : Institut National de la Consommation).
  • Les pays développés, longtemps épargnés, n’échappent plus à cette situation et connaissent des sécheresses régulières. L’année 2022 détient le record pour la France. (Voir épisode 19 : Faire face à la canicule).
  • Développement de la population, crise climatique et une désertification en progression sont autant de facteurs qui expliquent cette évolution qui peut mener à terme à des mouvements de population.

➡️ 60 millions de consommateurs constatent une hausse moyenne de tarif de 22 % sur 10 ans en France (2011 et 2021).

Une consommation qui s’envole dans les pays développés pour tous les usages : 50 % sont destinés au refroidissement des centrales électriques, 25 % à l’agriculture, 17 % à la consommation directe des ménages et 8 % à l’industrie. (Source : Futura-sciences).

La consommation des ménages reste importante. La moyenne par habitant est passée de 106 litres par jour en 1975 à 148 litres aujourd’hui. Cette consommation est en recul depuis le début du siècle :

  • 60 % de cette consommation est utilisée pour l’eau chaude sanitaire,
  • Les autres 40 % sont relatifs à l’entretien et à l’arrosage.

(Source : le Centre d’information sur l’eau)

Comment réduire sa consommation (et sa facture) d’eau ?

1. À COURT TERME

Des gestes simples pour limiter le gaspillage :

  • Prendre une douche plutôt qu’un bain permet de diviser par 3 les besoins en eau (60 litres contre près de 200 litres),
  • Couper l’eau pendant que je me savonne me permet d’économiser encore 20 litres supplémentaires,
  • Récupérer l’eau saine (exemple : celle utilisée pour laver les légumes) pour arroser vos plantes et jardins,
  • Entretenir la robinetterie et réparer les fuites. Une astuce pour constater une fuite : comparez les chiffres inscrits sur votre compteur d’eau au coucher et au réveil !

De petits investissements astucieux :

  • Changer les équipements vétustes par du matériel hydro-économe permet de réaliser de réelles économies à moindre prix. L’investissement rapidement rentabilisé.
  • Ces dispositifs (économiseurs d’eau, mousseurs pour robinet, douchettes économes, …) ajoutent de l’air dans le flux d’eau et augmentent la pression afin que votre confort reste identique. Ils font ainsi baisser votre consommation de 30 à 60 %.

2. À LONG TERME

Faire des investissements pour récupérer l’eau de pluie (cuve enterrée et pompe à eau de pluie) pour l’usage des toilettes, de l’arrosage extérieur et même de votre lave-linge (avec un traitement spécifique).

3. INDIRECTEMENT

Le prix marchand de l’eau dépend de la qualité des rivières et des nappes souterraines. Plus elles sont polluées, plus elles nécessitent de traitements onéreux. Aussi, nous pouvons aussi agir indirectement en consommant bio et local afin d’encourager les pratiques agricoles vertueuses autour de chez nous :

  • Ne pas déverser huiles de vidange et ménagères, peintures et solvants qui nuisent aux bactéries qui dépolluent les eaux usées dans vos éviers et toilettes,
  • Utiliser des engrais et des désherbants biologiques pour ne pas polluer les nappes phréatiques à proximité.

Des idées reçues

Idée reçue N°1 : « Le prix de l’eau du robinet est le même partout » FAUX ! Le prix est fixé par chaque commune. Il peut donc varier (les tarifs sont disponibles sur le site de Services Eaufrance).

Idée reçue N°2 : « Je peux collecter l’eau de pluie et en faire ce que je veux » FAUX ! En France, la gestion des eaux de pluie est réglementée et limitée aux usages suivants : arrosage, lavage des véhicules, l’alimentation des chasses d’eau et le lavage des sols et du linge.

Tom et Lucile en déguisement de militaires.

Pour aller plus loin…

Des liens utiles :


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Épisode 20 : BIEN VIEILLIR

2030 : 30 % de la population européenne aura plus de 60 ans. 

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’intimité. »

Définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1946.

« Peu de gens savent être vieux » disait déjà François de La Rochefoucauld au XVIIème siècle. Processus naturel inévitable, nous avons tous conscience de vieillir et le choix de nous y préparer. Il existe de nombreuses théories sur le “bien vieillir”. Voici la nôtre.

Il paraît que « ce n’est pas beau de vieillir » !

Le vieillissement des cellules de notre corps est un processus physiologique qui entraîne une lente dégradation des fonctions de l’organisme.

La dégradation physique :

  • Notre capacité cardio-respiratoire diminue de 5 à 10 % par décennie à partir de 30 ans.
  • Notre force physique diminue : à 80 ans, nous aurons perdu la moitié de notre masse musculaire.
  • Notre système immunitaire devient moins performant.
  • Après 65 ans, en moyenne, interviennent les déficiences auditives, oculaires et sensorielles.

Les troubles neurologiques :

Les cellules de notre cerveau n’échappent pas au phénomène qui ajoute des dégradations cognitives, entre autres :

  • Pertes de mémoire,
  • Ralentissement du traitement de l’information par notre cerveau,
  • Indirectement : anxiété ou dépression liées à la perte de la confiance en soi.

De ce cercle vicieux résultent le déconditionnement et la dépendance : l’extinction des habitudes ou des automatismes due au manque d’activité :

  • Ne plus arriver à réaliser les gestes élémentaires du quotidien : manger, s’habiller, se laver,
  • Ne plus arriver à se déplacer,
  • Cette sédentarité étant à l’origine de la perte du lien social et la solitude.

« Pourtant, le vieillissement est influençable car notre longévité dépend de nos gènes à hauteur de 25 % seulement. Les 75 % restants sont liés à notre environnement et nos comportements. »

Alors comment bien vieillir ?

Même si elle peut en engendrer, la vieillesse n’est ni une maladie, ni un obstacle. Pour bien vieillir, il est vital de travailler sur soi et pour soi, afin de repousser les méfaits du vieillissement tant que possible. Bien vieillir, c’est bien entendu prendre soin de sa santé physique, mais aussi ralentir le vieillissement cérébral et préserver sa santé mentale et sociale.

ENTRETENIR SA SANTÉ PHYSIQUE

Pratiquer une activité physique régulière et adaptée

On ne le répétera jamais assez, pratiquer une activité physique régulière et adaptée à son état de santé est primordial (Recommandation de l’OMS : 150 minutes d’activité d’endurance modérée ou 75 min d’activité d’intensité soutenue par semaine).

Elle a notamment pour effet :

  • Le renforcement musculaire et l’assouplissement des articulations,
  • L’amélioration du souffle,
  • Le maintien de la densification osseuse et la stabilisation du poids,
  • Le maintien de l’équilibre et de la coordination nécessaires au déplacement,
  • Indirectement : le renforcement du système immunitaire et de la confiance en soi, le maintien du lien social, la diminution du risque de pathologies physiques ou neurodégénératives lourdes.

Manger mieux car une alimentation saine et équilibrée a une influence directe sur le fonctionnement du corps et prévient de nombreuses maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

ENTRETENIR SA SANTÉ MENTALE

Il est important de pratiquer des activités ludiques, à la fois stimulantes et déstressantes :

  • Les jeux comme les mots croisés permettent d’entretenir les réflexes et la mémoire,
  • La méditation pour rester apaisé et reposer ses neurones,
  • Des activités plaisir qui génèrent des émotions positives comme la musique, le bricolage ou le jardinage,
  • Préserver une vie sociale et rester en phase avec son temps. De nombreuses études démontrent que l’amour et la tendresse favorisent également un vieillissement positif.

MAIS AUSSI PRENDRE SOIN DE SON ENVIRONNEMENT !

  • Chacun le sait : respirer un air sain, boire une eau pure, vivre dans un environnement non pollué par le bruit, la lumière, le stress, c’est aussi gagner des années…
  • L’habitat collectif est aussi une manière de garder une qualité de vie en vieillissant à travers l’échange et une indépendance préservée (voir l’épisode n°17).

Une idée reçue

« Le mariage ferait vieillir prématurément » FAUX ! Selon une étude tchèque, lorsqu’ils sont mariés, les hommes peuvent se targuer de vivre neuf ans de plus et les femmes jusqu’à sept ans. La vie à deux apporte en effet une forme de protection (financière, émotionnelle, affective, …) , de la tendresse et de l’amour, gages de longévité !

Pour aller plus loin…

Les liens utiles :


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Épisode 19 : FAIRE FACE À LA CANICULE

On entend par « canicule », une période de températures élevées d’au moins trois jours consécutifs, qui ne descendent pas en dessous de 30°C – 35°C. Les canicules sont de plus en plus nombreuses du fait du réchauffement climatique et entraînent un risque sanitaire pour la population. Certaines catégories de personnes souffrent davantage de la canicule, notamment les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, les nourrissons et les femmes enceintes. Il est nécessaire de les en protéger.

Le constat

Intensification du changement climatique

Depuis plusieurs décennies déjà on observe un dérèglement climatique. C’est un phénomène mondial principalement dû à l’activité humaine, notamment à l’émission de gaz à effet de serre.
Plusieurs phases de canicules sont désormais observées chaque année.
En 2022, pour les trois périodes de canicules et dans les départements concernés, 2 816 décès en excès ont été estimés soit une surmortalité relative de +16,7 %.
L’excès de mortalité le plus important a été observé lors de la deuxième canicule (+22,7 %), durant le mois de juillet. Les personnes âgées de 75 ans et plus sont les plus touchées.

Des organismes en péril

L’exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l’organisme. En effet, lorsque la température du corps augmente rapidement, une personne peut être victime d’un coup de chaleur menant à un risque de déshydratation et d’hypertension.
C’est le moment d’agir ! Lorsque l’organisme commence à souffrir de la chaleur, il envoie des signaux d’alerte :

  • Crampes musculaires (jambes, bras, ventre…),
  • Fatigue, faiblesse ou insomnie inhabituelle,
  • Maux de tête et nausées.

La canicule a également un effet sur les capacités cognitives, sur notre empathie. Elle peut engendrer de l’irritabilité ou de l’agressivité notamment, chez certaines personnes.

Comment s’en prémunir ?

À COURT TERME :

Rafraîchir son logement :

  • Fermez les volets (et/ou les rideaux) des fenêtres exposées au soleil. Ouvrez-les tard le soir, la nuit ou tôt le matin, si l’air est un peu plus frais à ces moments-là.
  • Évitez d’employer des appareils générant de la chaleur (four, ordinateur, sèche-cheveux). Tous les appareils électriques produisent de la chaleur, même en veille pour certains (chargeurs de téléphone, TV, …). Il est donc préférable de les débrancher.

Bien s’hydrater : pour éviter la déshydratation, buvez régulièrement et sans attendre d’avoir soif. Il est conseillé de consommer au moins 1,5 à 2 litres d’eau quotidiennement, pour maintenir une élimination urinaire normale. Attention : la consommation d’alcool diminue les capacités de lutte contre la chaleur et favorise la déshydratation. Évitez aussi les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, cola) ou très sucrées (sodas), car elles augmentent la sécrétion d’urine.

Trouver de la fraîcheur : avoir accès pendant une à deux heures par jour à des espaces de ressourcement naturelles tels que les bords d’eau, les parcs. Ce sont des endroits naturellement frais et dans lesquels l’esprit va aussi pouvoir récupérer de la chaleur. En effet, la nature a un impact sur l’hypertension, les problèmes respiratoires : cardiovasculaires, la vitalité et l’humeur.

« Pensez à vos proches fragiles !« 
Proposez très souvent des boissons aux personnes dépendantes (enfants, personnes âgées, handicapées ou souffrant de troubles mentaux), même si elles n’en demandent pas. Appelez régulièrement pour prendre des nouvelles.
Il est également possible d’inscrire les personnes les plus fragiles au Registre Canicule afin qu’elles bénéficient une attention particulière (généralement par téléphone auprès du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).

À PLUS LONG TERME :

L’isolation et la ventilation d’un logement protègent également d’une augmentation trop rapide de la température intérieure au logement.
Pour lutter contre la canicule en ville, des aménagements plus ou moins importants peuvent être faits dans le but d’apporter de la fraîcheur aux habitants :

  • L’isolation et la ventilation d’un logement protègent également d’une augmentation trop rapide de la température intérieure au logement.
  • Pour lutter contre la canicule en ville, des aménagements plus ou moins importants peuvent être faits dans le but d’apporter de la fraîcheur aux habitants.

Les idées reçues…

  • Idée reçue n°1 : « il faut boire des boissons très froides » FAUX ! En réalité, lorsque l’on ingère quelque chose de froid, le corps doit déployer plus d’efforts pour les digérer et va donc produire de la chaleur. Les boissons chaudes ou tièdes, comme le thé, sont des alliées. Ils font transpirer et permettent par conséquent de mieux évacuer la chaleur.
  • Idée reçue n°2 : « il faut boire beaucoup d’eau pendant les périodes de canicule » VRAI MAIS ! S’il est primordial de s’hydrater, attention à ne pas dépasser les 2,5 litres d’eau par jour. Cela pourrait en effet diminuer la concentration de sel dans l’organisme, et avoir des conséquences très graves. Ce phénomène, appelé hyponatrémie, peut en effet conduire à des léthargies, des maux de tête ou encore des dysfonctions cérébrales.
  • Idée reçue n°3 : « la climatisation est la solution ! » VRAI MAIS ! La climatisation est une solution qui offre un confort et un bien-être immédiat mais qui participe aussi au problème. Ce système réchauffe les villes de 0,5 à 2°C en rejetant de l’air chaud, augmente la consommation d’énergie et donc participe au réchauffement climatique.

Pour aller plus loin…

Les liens & numéros utiles :

  • Canicule info service : 0800 06 66 66 du lundi au samedi de 9h à 19h (appel gratuit depuis un poste fixe en France).
  • Inscription au Registre Canicule : généralement par téléphone auprès du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
  • Les bons réflexes en cas de canicule avec Santé Publique France
  • Les bons conseils de l’ADEME pour garder son logement au frais.

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Épisode 18 : COMPRENDRE LA GESTION ADMINISTRATIVE DE LA DÉPENDANCE

En France, il existe tout un dispositif graduel d’aides permettant de faire face à des situations de dépendance.
Les personnes dépendantes ne sont bien souvent plus en capacité de demander une aide financière et technique permettant de remédier à leur condition. Aussi cette tâche, à réaliser principalement de manière dématérialisée, revient-elle le plus souvent aux proches-aidants.
Pour autant, ce n’est souvent pas chose aisée pour l’aidant car le système d’aide peut paraître obscur lorsque l’on n’y est pas initié.
Vous trouverez ici des éclaircissements relatifs à la dépendance vieillesse.

La dépendance, les dispositifs pour y faire face et les difficultés rencontrées

LA DÉPENDANCE SE DÉFINIT COMME L’INCAPACITÉ D’ACCOMPLIR DE MANIÈRE AUTONOME
LES TÂCHES DU QUOTIDIEN.

Selon une enquête de l’ANCREAI, les principales causes de dépendances sont les troubles psychiques (44 %), le handicap (30 %), et l’avancée en âge (23 %).
Selon l’INSEE, les personnes dépendantes représentent 15 % des personnes de plus de 60 ans. La dépendance pourrait concerner 4 millions de personnes en 2050.
Le Gir est l’indicateur du degré de dépendance d’une personne âgée. Son niveau permet de mesurer le niveau d’aide dont a besoin la personne âgée dépendante et permet notamment à l’administration de déterminer le montant de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).

EN FRANCE, IL EXISTE UN LARGE DISPOSITIF D’AIDES POUR FAIRE FACE À LA DÉPENDANCE
À TOUS LES STADES :

  • Des aides permettant le maintien à domicile quand cette dépense est faible, afin de réaliser les tâches quotidiennes mais aussi pour adapter son lieu de vie (voir l’épisode N°14 et l’épisode N°15).
  • Des aides permettant l’entrée et la vie en établissement spécialisé.
  • Des aides relatives aux aidants (voir épisode N°7).

LA PROBLÉMATIQUE

Si ce dispositif paraît complet, il n’en reste pas moins méconnu pour majorité d’aidants et l’accès à ces aides représente souvent une démarche complexe lorsqu’on n’est pas initié à cette.
Une étude du défenseur des droits indique qu’une personne sur quatre est confrontée à des difficultés dans les démarches administratives et une sur sept abandonne devant la complexité.

Voir plus clair dans le dispositif…

LES INTERLOCUTEURS À SOLLICITER EN PREMIER LIEU AFIN DE VOUS ORIENTER
ET DE COORDONNER CES AIDES :

  • Le CCAS : Centre Communal d’Action Sociale.
  • Le CLIC : Centre Local d’Information et de Coordination.
  • Mais aussi le tribunal de grande instance et le juge des tutelles lorsqu’une protection juridique de la personne dépendante doit être mise en place afin d’exercer ces aides dans l’intérêt de la personne en perte d’autonomie (tutelle, curatelle, sauvegarde de justice, …).
  • Certaines assurances dépendance et complémentaires retraite proposent également une aide.
    Un exemple : l’AG2R LA MONDIALE propose, aux affiliés AGIRC-ARRCO, une aide gratuite et personnalisée à l’orientation via son « Parcours autonomie ». En savoir plus

Un avis et une évaluation médicale de la personne en perte d’autonomie, permettant de préciser son niveau GIR, sont alors nécessaires afin d’orienter le type d’aide, les financements possibles et de permettre la mise en place d’une protection juridique.

LES INTERLOCUTEURS À SOLLICITER AFIN D’OBTENIR LE FINANCEMENT D’AIDES
PERMETTANT LE MAINTIEN À DOMICILE POUR :

Une assistance humaine et matérielle :

  • Les Caisses de retraite complémentaires pour obtenir une prise en charge temporaire pour un besoin en aide humaine ou une aide à la mobilité.
  • Le Conseil Départemental qui octroie l’Allocation Personnalisée d’Autonomie APA, permettant de financer des prestations de téléassistance, de ménages, de stimulations physiques et cognitives, mais aussi pour le financement d’un placement en établissement spécialisé (EHPAD).
  • La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) pour financer l’accès soins (prothèse dentaire, optique, appareil auditif…), les soins d’hygiène sur prescription médicale, les aides techniques nécessaires au retour ou au maintien à domicile (oxygénothérapie, perfusion, nutrition, …).
  • Les complémentaires santé pour financer tout ou partie d’éventuels restes à charge.
  • Mais aussi les Assurances Dépendances éventuellement souscrites préalablement.

Une adaptation du logement :

  • L’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) via son dispositif “Habiter Facile” pour notamment améliorer l’accessibilité et la circulation dans le logement.
  • La CARSAT dans le cadre de son dispositif “Bien Vieillir chez Soi” afin de réaliser des travaux au sein du logement.
  • Ma prime rénovation pour une rénovation énergétique de l’habitat.
  • Les Caisses de retraite complémentaire pour obtenir une éventuelle enveloppe financière complémentaire.

Un placement en établissement spécialisé :

  • Préalablement : pour trouver une place en HEPAD, les demandes doivent être réalisées avec la participation du médecin traitant sur le site “Via Trajectoire”. Cette demande peut alors concerner plusieurs établissements que vous pouvez sélectionner.
  • Les interlocuteurs à solliciter pour le financement de cet hébergement :
    – La Caisse d’assurance Familiale afin de percevoir une Aide Personnalisée au Logement (APL).
    – Les aides aux déménagements (caisse de retraite complémentaire, association, aides extralégales). – Le Conseil Départemental qui octroie l’Allocation Personnalisée d’Autonomie APA, permettant également de financer en partie les frais d’hébergement.

Une idée reçue…

“Une majorité des personnes âgées finissent leur vie dans un EHPAD”. FAUX ! En France, fin 2019,
730 000 personnes fréquentent un établissement d’hébergement pour personnes âgées, soit 10 % des personnes de 75 ans seulement ou plus et un peu moins d’un tiers de celles de 90 ans ou plus… Ceci pour des raisons d’accessibilité financière et d’un manque de place dans ce type d’établissement (source DREES).

Pour aller plus loin…

Des liens utiles :


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Épisode 17 : VIEILLIR ET HABITER ENSEMBLE

Les seniors sont de plus en plus nombreux du fait de l’allongement de la durée de vie.
Malgré la perte d’autonomie, les seniors préfèrent vivre le plus longtemps possible dans leur logement. Ceci implique des aménagements parfois importants et des moyens en conséquence, dont ne disposent pas nécessairement les retraités au revenu modeste. La vie dans un établissement spécialisé est toute aussi coûteuse. Mais le vieillissement à domicile est parfois synonyme de mort sociale. Afin d’allier perte d’autonomie, souhait de vie à domicile et lutte contre l’isolement social, il est donc nécessaire de réinventer et de développer des modèles d’hébergement alternatifs. Ainsi, l’adaptation de la société au vieillissement passe par la vie en groupe.


Le constat

  • Plus de 60 % d’augmentation du nombre des seniors en perte d’autonomie d’ici 2050 selon l’INSEE, passant de 2,5 millions à 4 millions de personnes.
  • 85 % des Français affirment vouloir vieillir chez eux (enquête IFOP2018), tant pour des raisons affectives que financières, car l’hébergement en établissement spécialisé (Résidence Sénior et EHPAD) nécessite d’importants moyens financiers. Pour cette population, rester chez soi est une préoccupation majeure.
  • Plus de 300 000 personnes âgées sont en situation d’isolement quasi total, selon une étude menée par Petits Frères des Pauvres.
  • 4 000 places d’habitat inclusif étaient recensées en France en 2022, selon la gazette des communes. Ce modèle ainsi que d’autres sont en pleine expansion.
  • 150 000 places d’hébergements alternatifs en France : c’est l’objectif des pouvoirs publics pour 2030.

Les nombreux avantages de la vie en collectivité

  • Retrouver une vie sociale, nécessaire à l’équilibre mental et cognitif.
  • Disposer d’un espace de vie adapté à son degré d’autonomie.
  • Accéder à des services partagés aux coûts réduits : livraison de repas, blanchisserie, soins à la personne, et parfois de profiter de la proximité du personnel médical (médecin, infirmière, kinésithérapeute, …).
  • Profiter de loyers modérés et d’aides financières (ces modèles étant le plus souvent gérés par des bailleurs sociaux, des associations et des collectivités dans le cadre de leur action sociale).

Les nouveaux modèles d’hébergement alternatifs pour les seniors

L’habitat intergénérationnel :

  • Ces projets, engagés contre l’isolement, s’appuient sur des valeurs de solidarité et d’enrichissement intergénérationnel.
  • Il s’agit de logements individuels conçus pour accueillir différentes générations : étudiants, familles, personnes âgées et bénéficiant d’espaces de vie communs permettant les échanges.
  • Le coût des loyers et des services est pensé pour convenir à des personnes aux faibles revenus.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement et en plus pour les personnes âgées de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), s’ils répondent aux critères d’attribution.
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local dédié aux personnes âgées (Mairie ou Département).

L’habitat inclusif :

  • Logement privatif permettant de profiter des atouts d’une vie en collectivité.
  • Ouvert à tous, sans critère.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement, selon les critères d’attribution.
  • Libre à chacun de faire appel aux services d’aide à domicile et de faire valoir ses droits.
  • Des professionnels chargés du vivre ensemble peuvent également y intervenir dans le cadre d’un “projet de vie sociale et partagée”, avec l’aide de l’ARS (Agence Régionale de Santé).
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local pour les personnes âgées (Mairie ou Département).

Les béguinages :

  • Il s’agit d’ensembles de 10 à 20 logements conçus pour accueillir des personnes âgées en perte d’autonomie, le plus souvent sous forme de pavillons de plain-pied.
  • Gérés par les collectivités locales et le coût des loyers et des services est pensé pour convenir à des retraités aux faibles revenus.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement et de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), s’ils répondent aux critères d’attribution.
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local grâce à l’annuaire des points d’information.

Une idée reçue…

« Mon niveau d’autonomie ne me permet pas d’accéder aux modèles d’habitat partagé » C’est FAUX ! Il existe de nombreux modèles d’habitat dont certains ne requièrent aucun critère spécifique, comme l’habitat inclusif (ni niveau spécifique de GIR pour les personnes en perte d’autonomie, ni orientation de la MDPH pour les personnes en situation de handicap).

Pour aller plus loin…

Des liens utiles :


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Épisode 16 : RESTER MOBILE LORSQU’ON PERD DE L’AUTONOMIE

L’une des premières conséquences de la perte d’autonomie, liée à l’âge, au handicap ou à la maladie, est la difficulté à se mouvoir. Cette perte de mobilité peut être progressive ou soudaine. Elle induit une sédentarité qui impacte directement la vie sociale et professionnelle, et engendre notamment des difficultés d’accès aux soins.
À titre personnel, il s’agit donc d’un engrenage qu’il faut absolument savoir endiguer et il existe heureusement des solutions pour conserver de la mobilité.
Les politiques publiques ont l’enjeu de s’organiser pour une meilleure organisation des services de proximité en matière de mobilité, l’adaptation des logements, l’aménagement urbain permettant de garantir un environnement accessible à tous quelles que soient ses capacités à se mouvoir. Collectivités, services publics, citoyens, commerçants… Tout le monde est impliqué car il y va de la dignité des personnes en perte de mobilité.


Le constat

Un enjeu de prévention et d’accessibilité de plus en plus important à mesure que la population vieillit. (Source : INSEE).
Les projections démographiques actuelles indiquent que dans les pays européens, dans les 50 prochaines années, la proportion des personnes âgées passera de 15 à 30 % de la population avec un triplement des personnes âgées de plus de 80 ans. Ainsi la France compterait 3 millions de seniors de 60 ans ou plus en situation de perte d’autonomie en 2030. Les enjeux de prévention et d’accessibilité sont donc de plus en plus importants à mesure que la population vieillit.

L’incapacité à se déplacer.
Elle figure parmi les 5 actes essentiels de la vie quotidienne nécessitant une assistance qui définisse juridiquement la « perte d’autonomie » ou la « dépendance ».
Pour les personnes en perte d’autonomie, chaque déplacement peut constituer une difficulté si des aménagements ou adaptations spécifiques ne sont pas réalisés. Ces situations rencontrées réduisent l’égalité des chances entre citoyens dans la vie quotidienne (accès aux services, vie professionnelle, lien social).


Rester mobile, c’est conserver une forme d’indépendance et de qualité de vie tout en préservant sa vie sociale, nécessaire à notre équilibre psychologique et cognitif. La mobilité est donc un élément central de notre qualité de vie.


Comment rester mobile malgré la perte d’autonomie ?

À TITRE PERSONNEL :


En matière de transport :

  • Certaines aides ou services de transport permettent de faciliter la mobilité des personnes en perte d’autonomie comme le transport accompagné, l’adaptation de son véhicule, les facilités de stationnement, … (Dispositif sortir plus, carte mobilité inclusion, Accès Plus, Aide au déplacement en compensation du handicap, …).
  • Trouver des solutions alternatives à la conduite comme le vélo adapté, le scooter électrique, les transports en commun, le covoiturage… Se renseigner auprès de sa commune (CCAS ou CIAS quand ils existent) ou Conseil Départemental pour connaître les services locaux à disposition (tarifs préférentiels octroyés par certaines communes, transports à la demande…)


En matière d’adaptation de l’habitation et d’équipements adaptés :

L’espace du logement peut bien sûr être réadapté pour faciliter la mobilité dans l’habitation et des équipements peuvent être acquis pour faciliter l’accès au logement comme un monte escalier, un déambulateur, dont certains sont pris en charge partiellement ou totalement par la Sécurité sociale ou les Complémentaires vieillesse.

Mais aussi :

  • Recourir à un service à la personne pour être accompagné dans ses déplacements quotidiens (courses, rendez-vous médicaux, …). Ces services peuvent être financés en partie dans le cadre de l’Aide Personnalisée d’Autonomie (APA) du Conseil Départemental.
  • Pratiquer une activité physique adaptée ou continuer à bouger tous les jours pour prévenir la perte de mobilité et retrouver de la force musculaire et avoir une alimentation équilibrée qui contribue au bon fonctionnement de l’organisme.
  • Favoriser la mobilité active lorsqu’elle est possible (déplacements qui impliquent une dépense énergétique) pour préserver sa santé, préserver l’environnement et lutter contre la sédentarité.


POUR LES POLITIQUES PUBLIQUES :

Anticiper les bouleversements du vieillissement démographique et accélérer l’adaptation des infrastructures permettant l’accessibilité urbaine et rurale :

  • Sécuriser les voies piétonnes ou cyclables,
  • Assurer l’entretien des infrastructures (trottoir…),
  • Garantir un environnement bienveillant (bancs ou mobilier urbain pour permettre des temps de repos par exemple).

Mieux appréhender les comportements de mobilité des personnes en perte d’autonomie car les pratiques de mobilité (mais aussi de consommation) évolueront et les politiques publiques devront s’adapter en conséquence.


Une idée reçue…

« Lorsqu’on parle de personnes à mobilité réduite (PMR) cela concerne uniquement les personnes handicapées en fauteuil. » C’est faux ! Sont également considérées à mobilité réduite, les personnes de petite taille, les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies graves, les femmes enceintes, même les personnes avec des bagages encombrants, les personnes avec des chariots à provisions et des personnes circulant avec des enfants en poussette. Ils représentent donc une grande partie de la population.

Pour aller plus loin…

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Épisode 15 : LOGER CHEZ SOI MALGRÉ LA PERTE D’AUTONOMIE

La perte d’autonomie se traduit par l’incapacité pour une personne d’effectuer certains actes de la vie courante. Elle est souvent liée au vieillissement mais peut aussi résulter d’une maladie, d’un handicap.
La notion de « maintien à domicile » désigne le fait qu’une personne en perte d’autonomie (atteinte de maladie chronique, en situation de handicap ou simplement âgée) fasse le choix de rester chez elle plutôt que de bénéficier d’un placement en établissement spécialisé.
Au cours des trente dernières années, différents dispositifs se sont développés permettant aux personnes en perte d’autonomie de vivre chez soi en toute sécurité avec le soutien nécessaire.

ATTENTION : Le dispositif du gouvernement cité dans la vidéo a changé au 1er janvier 2024. Nous vous invitons à vous référer aux informations mises à jour ci-dessous ainsi que celles dans la fiche à télécharger ci-contre.

Le constat

Les facteurs de la perte d’autonomie sont le handicap, les maladies chroniques et le vieillissement. Ceux-ci engendrent :

  • Les troubles de la mobilité et de l’équilibre,
  • Les troubles cognitifs dont notamment la perte de mémoire,
  • Les déficits sensoriels, qu’il s’agisse de la perte d’audition ou de la baisse de l’acuité visuelle,
  • L’incontinence.


85 % des Français affirment vouloir vieillir chez eux. (Source : enquête IFOP en 2019).
Rester chez soi est une préoccupation et un souhait majeur pour les personnes en perte d’autonomie. Les raisons de cette volonté sont tant affectives que financières.


4 millions de seniors seraient en perte d’autonomie d’ici 2050 contre 2.5 millions en 2019. (Source : INSEE 2019). Cette très probable évolution est de plus en plus considérée par les politiques publiques. Il sera notamment nécessaire de remédier au manque de place dans les établissements spécialisés (EHPAD, maisons médicalisées, …) qui aujourd’hui n’accueillent que 9 % des personnes en perte d’autonomie, mais surtout d’offrir des solutions à celles et ceux qui ne peuvent en profiter pour des questions financières.


Comment prolonger la vie au domicile ?

À court terme :

  • Prolonger l’autonomie par l’activité physique et une meilleure hygiène de vie. L’activité physique permet de maintenir un équilibre physique et cognitif mais aussi de maintenir un lien social, lui-même source de stimulation.
  • Faire appel à un encadrement médical. Les SSIAD (services de soins infirmiers à domicile), pris en charge à 100 % par la sécurité sociale, permettent d’obtenir une aide technique pour notamment faire sa toilette, suivre la prise d’éventuels médicaments, ainsi qu’une aide à la coordination des autres intervenants médicaux et paramédicaux (kinésithérapeutes, aides à domicile). Ces services sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.
  • Demander une aide financière. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie permet de financer une aide non médicale afin de faciliter les actes de la vie quotidienne (ménage, repas…). La demande doit être réalisée auprès du conseil départemental qui évaluera les besoins. Elle est octroyée en fonction des ressources du demandeur. Selon la situation (état de santé, moyens financiers), d’autres allocations peuvent être demandées comme le minimum vieillesse (ASPA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Les aidants qui participent à ce maintien à domicile peuvent également bénéficier d’aides financières. Voir l’épisode n°3

À plus long terme :

Adapter ou aménager son logement afin de prévenir le risque de chute :

  • Mettre en place les équipements nécessaires comme des rampes d’accès ou des poignées à ventouses permettant de monter les étages, de se sécuriser durant sa toilette.
  • Apporter des modifications au logement comme l’élargissement des portes afin de permettre le passage en chaise roulante ou la mise en place d’une douche de pleins pieds.

Demander une aide financière. Depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeAdapt’ est la nouvelle aide unique pour les travaux d’adaptation des logements pour les personnes âgées et celles en situation de handicap. Elle s’adapte à chaque situation et pourra financer 50% ou 70% des travaux en fonction des ressources du ménage. (Mise à jour : 19/03/2024)

Opter pour l’habitat partagé. Pour les personnes moyennement dépendantes, la colocation est une solution pratique. Par ailleurs, de plus en plus de programmes proposent des lieux de vie commune permettant l’entraide et la mise en commun des moyens.

Les idées reçues…

  • Idée reçue n°1 : « Le maintien à domicile est très coûteux ! ». Il faut relativiser ! Certes, en fonction des revenus de la personne le maintien à domicile peut représenter une charge importante. Toutefois les frais varient. Faire appel à une aide extérieure est généralement moins coûteux que le placement dans un établissement spécialisé.
  • Idée reçue n°2 : « les montes escaliers sont hors de prix ». Leur prix n’est pas si élevé, d’autant que de nombreuses aides financières peuvent être octroyées afin de baisser le tarif.

Pour aller plus loin…

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Épisode 14 : FAIRE FINANCER LA RÉNOVATION DE SON HABITAT

En France l’interdiction des passoires thermiques fait consensus, mais les effets des politiques publiques sont insuffisants. En effet, ces derniers se limitent à la mise en œuvre massive de rénovations thermiques (immeubles de bureaux ou d’habitations) souvent inadaptées et peu performantes, au détriment d’une politique destinée à lutter contre la précarité énergétique permettant à chacun de trouver les solutions adaptées à son logement.
La crise de la COVID et la dégradation de la situation géopolitique ont engendré une augmentation forte et rapide du coût des matériaux et de l’énergie. Cette situation se répercute sur les ménages dont certains abandonnent leur projet de rénovation. Ainsi, l’enjeu de la rénovation est également social. 12 millions de personnes sont aujourd’hui considérées en situation de précarité énergétique en France.
Toutefois, des aides existent pour financer la rénovation énergétique de son logement la prise en charge d’un projet de rénovation, peuvent aller jusqu’à 90 % pour les ménages les plus précaires.

Le constat

Une rénovation thermique a bien sûr pour objectif de réduire ses consommations. Et donc la facture d’énergie, d’améliorer son confort, mais aussi d’anticiper d’éventuelles évolutions réglementaires vers plus de sobriété énergétique, ou encore augmenter la valeur patrimoniale de son bien immobilier.

Rénover n’est pas sans difficultés :

  • S’il y a urgence à rénover, se lancer dans des travaux de rénovation énergétique de son logement pour les ménages propriétaires au petit budget est difficile financièrement.
  • Il faut également faire face à la complexité des aides accordées et se déjouer des escroqueries.

Quelques chiffres :

  • 33 %, c’est environ la part de la consommation énergétique moyenne qui est utilisée pour le chauffage d’un ménage. (Vs. 16 % pour une construction répondant aux normes thermiques actuelles et contre 4 % pour une construction dite passive).
  • 7 millions, c’est le nombre de logements du parc privé considérés comme des « passoires thermiques » en France en 2022. Avec la loi relative à la transition énergétique et la croissance verte (TECV), la France s’est fixé l’objectif d’en venir à bout d’ici 2025.
  • 3,8 millions, c’est le nombre de passoires énergétiques occupées par des ménages modestes qui peinent à régler leurs factures d’énergie et qui souffrent du froid dans leur logement.
  • 150 000, c’est le nombre de logements classés F ou G occupés par des ménages propriétaires à faible revenu, qui doivent être rénovés chaque année.

Comment faire financer la rénovation de son habitat ?

Les aides directes à la rénovation :

Vous pouvez faire appel à :

  • Les aides de l’Anah (Agence nationale pour l’habitat),
  • MaPrimeRénov’ : une aide ouverte à tous les ménages pour la rénovation énergétique. Le montant de l’aide accordé dépend de la nature des travaux et du niveau des revenus.
  • MaPrimeAdapt’ : une aide consacrée aux personnes en perte d’autonomie, permettant de financer jusqu’à 70% des travaux (sous conditions de ressources).
  • Simul’aides : permet de définir votre profil et à connaître le niveau d’aides auxquelles vous avez droit.

Le type de travaux pris en charge :

  • Le remplacement d’un système de chauffage vieillissant et énergivore,
  • L’isolation des combles aménagée ou aménageable,
  • L’isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur et la pose de fenêtres à double vitrage,
  • L’installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux.

Un financement jusqu’à 90 % !
Pour les familles les plus précaires (ressources inférieures à 15 262 €), il existe le « Programme travaux lourds » (qui finance à hauteur de 50 000 € HT) et le « Programme de travaux de rénovation énergétique » (qui finance à hauteur à 30 000 €).

Mais aussi des prêts adaptés :

  • Le prêt à l’amélioration de l’habitat (PAH) des CAF ou MSA pour les ménages allocataires d’une prestation familiale, locataires ou propriétaires accédants.
  • L’éco-prêt à taux zéro destiné aux travaux de rénovation énergétique pour les propriétaires bailleurs ou occupants et syndicats de copropriétaires. Ce prêt peut aller jusqu’à 50 000 € pour des travaux qui apportent un gain énergétique minimum de 35 %.
  • Le prêt « avance rénovation » proposé par La Banque Postale, le Crédit Mutuel et le CIC. Il permet ainsi aux personnes exclues des solutions de financement classiques de financer le reste à charge des travaux de rénovation énergétique de leur résidence principale. Il s’agit d’un prêt hypothécaire, garanti par l’État à hauteur de 75 %. Selon les établissements bancaires, son montant varie de 3 500 € à 30 000 €.

Les idées reçues…

Idée reçue n°1 : « C’est difficile de trouver les bons artisans ». Il faut prendre quelques précautions ! La profusion des escroqueries de l’isolation à 1 € et des éco-délinquants sur le marché de la rénovation énergétique ont mis à mal la confiance de nombreux particuliers à l’idée d’entreprendre un projet. Il est alors important de s’adresser à une entreprise « Reconnue Garante de l’Environnement » (RGE), formée à ces techniques et vous offrant accès aux aides financières.

Idée reçue n°2 : « Je vais vendre ou louer mon habitation. Il n’y a aucun intérêt à faire des travaux de rénovation énergétique ». C’est FAUX ! La rénovation énergétique apporte une véritable valeur à votre logement. Après cela le prix de vente ou de location augmentera. À noter que la location et la vente des habitats à faible performance énergétique sont encadrées à compter du 1er avril 2023. En fonction de leur classement énergétique, un logement peut être interdit de location ou voir l’augmentation de son loyer gelée faute de travaux.

Idée reçue n°3 : « les travaux de rénovation énergétique concernant uniquement les propriétaires ». FAUX ! Les locataires, les bailleurs et les copropriétaires sont également en droit d’entreprendre des projets liés à la rénovation énergétique. Et ils sont également éligibles à certains dispositifs.

Pour aller plus loin !

Pour aller plus loin…

Membre de l’Alliance du Sourire, à l’origine de notre série, le Réseau ÉCO-HABITAT accompagne les familles dans toutes les étapes de leur projet d’amélioration de l’habitat.(notamment aide au financement, choix des artisans qualifiés, coordination et suivi des travaux).

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Épisode 13 : MIEUX ACHETER SON ÉLECTROMÉNAGER

On définit par “Électroménager”, tous les appareils fonctionnant grâce à l’électricité et utilisés dans un cadre domestique. Les industriels proposent toujours des modèles plus récents, plus performants, et la tentation de renouveler son équipement grandit alors que l’utilité n’est pas nécessairement justifiée. L’achat d’un équipement électroménager a un impact grandissant sur l’environnement, relatif à son fonctionnement, mais aussi à sa fabrication, sa pérennité et son recyclage en fin de vie. Il faut donc y réfléchir à 2 fois et se poser les questions essentielles.

C’est quoi le problème ?

Une consommation grandissante

En France, chaque ménage possède en moyenne 99 appareils électriques ou électroniques. (Source : www.ecologic-france.com).
Avec 9,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le secteur de l’électroménager affiche encore une performance exceptionnelle en 2021. Les changements de modes de vie initiés par le COVID notamment, favorisent le suréquipement de la maison. Les techniques visant à réduire délibérément la durée de vie d’un appareil, communément appelées « obsolescence programmée » ont pour effet d’augmenter le taux de remplacement des appareils. Par ailleurs, la moitié des pannes sont provoquées par un mauvais entretien ou une erreur de manipulation, auquel l’utilisateur peut remédier lui-même. (Source : baromètre SAV Fnac-Darty). Bien souvent, ces pannes mènent à l’achat d’un nouvel appareil.

Pourtant, l’impact environnemental de l’électroménager n’est pas négligeable

Son empreinte carbone est importante tant pour sa fabrication que pour sa consommation. Il représente 25 % des émissions de CO2 d’un foyer. (Source : ADEME). En 2019, l’électroménager représentait plus de 600 000 tonnes de déchets collectés. (Source : www.environnement-magazine.fr).


➡️Actualité : « Le bonus réparation : Donnons une seconde vie à nos appareils ménagers« 


Comment consommer autrement et mieux acheter son électroménager ?

Avant toute chose, il faut entretenir son électroménager pour réaliser des économies et repousser sa fin de vie.

Quelques exemples :

  • Une bouilloire entartrée consomme plus d’énergie et sa résistance finira par se détériorer.
  • 5 mm de givre dans un congélateur, c’est un moteur qui se fatigue plus vite et 30 % d’énergie consommée en plus. (Source : le Gifam).

Il est essentiel de bien déterminer ses besoins dans un premier temps

Afin de ne pas faire d’investissement inutile, il est nécessaire de définir à l’avance les appareils dont vous aurez réellement besoin au quotidien pour optimiser votre temps et vos dépenses en matière d’énergie.

Se poser toutes les bonnes questions lors d’un appareil neuf

  • Géographiquement : où sont fabriquées les pièces ? Où est assemblé l’appareil ?
  • Le fabricant applique-t-il des conditions décentes pour ses salariés ? Respecte-t-il les droits de l’homme ?
  • Quelle est l’empreinte écologique de la fabrication du produit et de son fonctionnement (sa consommation) ?
  • Quelle est la pérennité/durabilité du produit ? Est-il réparable le cas échéant ? Est-il recyclable ?
  • Ne pas hésiter à utiliser des comparatifs produits par les associations de consommateurs.

Faire le bon choix grâce à l’étiquette énergie

Une majorité des produits électroménagers (lave-vaisselle, réfrigérateur, four, sèche-linge,…) sont soumis à l’obligation de présentation d’une étiquette énergie. Celle-ci vous apporte des informations précieuses en matière de confort, de consommation et de performance énergétique.
Les appareils les plus économes sont ceux appartenant à la classe énergie la plus élevée (A). Ils ne sont pas nécessairement plus chers à l’achat. Un éventuel surcoût sera amorti par les économies réalisées.

Faire le bon choix grâce à l’indice de réparabilité

L’indice de réparabilité, initié par la loi anti-gaspillage, informe du caractère réparable d’un équipement, en affichant une note sur 10.

Les idées reçues…

• Idée reçue n°1 : « Il est plus avantageux de remplacer un appareil ménager en panne que le faire réparer ». C’est faux ! D’après une récente étude de l’ADEME, prolonger l’utilisation de 11 équipements domestiques d’un an au lieu de les remplacer sur une période de 10 ans permettrait d’économiser 963 €, soit 96 € par an, et de contribuer à éviter l’émission d’environ 219 kg de CO2-équivalents sur la même période, soit 22 kg par an.

• Idée reçue n°2 : « Acheter d’occasion revient moins cher ». Pas forcément ! Un réfrigérateur, acheté à bas prix datant de 10 ans et plus, reviendra beaucoup plus cher à l’usure qu’un réfrigérateur neuf avec une consommation optimisée ! Et ceci est valable pour de nombreux appareils d’occasion… Toutefois un appareil d’occasion de marque avec une bonne étiquette énergie peut être plus avantageux qu’un appareil neuf avec une mauvaise étiquette énergie.

• Idée reçue n°3 : « Avec un lave-linge de grande capacité (8 ou 9 kg), on fait moins de lessives ». C’est faux ! Il est inutile de s’équiper d’un modèle surdimensionné, même performant, s’il ne correspond pas à vos besoins. Les machines de 8 ou 9 kg fonctionnent souvent sans être totalement remplies, ce qui entraîne un gaspillage d’énergie et d’eau.

Pour aller plus loin !

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