L’intérêt pour la construction écologique ne date pas d’hier. Déjà dans les années 70, on parlait d’éco-construction, c’est-à-dire de concevoir un bâtiment en utilisant des techniques respectueuses de l’environnement et des ressources naturelles. Pourtant construire sa maison écologique reste une chose relativement rare en France. Nous pensons généralement que la construction écologique est coûteuse, synonyme de contrition et donc d’inconfort. Pourtant, l’éco-construction permet de concilier écologie, confort et économies.
Certes, la démarche écologique demande un investissement supérieur aux techniques classiques. Mais cet investissement s’amortit rapidement par des économies importantes sur la consommation d’énergie. Ainsi, un habitat est dit éco-responsable lorsque la maison ne perturbe pas l’environnement, ni par sa présence, ni par son fonctionnement :
Les conséquences du changement climatique sont indéniables. On parle alors de développement durable, d’éthique, d’équitable et de responsabilité citoyenne. Les qualificatifs pour désigner la « nouvelle consommation » ne manquent pas et traduisent les aspirations à une vie plus saine. Énergies, gaz à effet de serre, polluants, nos habitations ont un impact sur notre environnement et notre santé. Face au dérèglement climatique, à l’augmentation du coût des énergies et aux risques sanitaires il est impératif de repenser nos lieux. Construire son habitat de façon responsable c’est mettre le confort, les économies d’énergie et la réduction des impacts sur l’environnement au centre.
Les enjeux environnementaux, la pollution industrielle, la déforestation, et les changements climatiques sont tout simplement le résultat de nos habitudes quotidiennes.
Nous passons plus de 85 % de notre temps à l’intérieur de notre habitation où la qualité de l’air est en moyenne trois fois plus polluée que celle de l’extérieur. Les symptômes les plus courants d’une mauvaise qualité de l’air sont les maux de tête, les yeux qui brûlent, la fatigue et les troubles respiratoires comme l’asthme (dont un enfant sur cinq souffre) il est urgent que cet environnement immédiat soit sûr et sain !
Lorsqu’on fait appel à des artisans qualifiés et qu’on sollicite toutes les aides proposées le surcoût initial moyen d’une éco-construction par rapport à une construction conventionnelle est de 8 à 10 %. De plus, il est possible d’amortir ce surcoût en moins de 10 ans. Un chauffe-eau solaire permet de couvrir 50 % des besoins en eau chaude d’une famille de 4 personnes et d’économiser 1 tonne de CO2 par an.
Opter pour une construction éco-responsable, c’est inscrire son effort dans le temps.
Un habitat écologique utilise la nature pour répondre à ses besoins énergétiques. Le soleil, la terre, le vent, le bois sont autant d’énergies naturelles que l’on peut utiliser pour chauffer et produire de l’électricité chez soi.
Exemples : les pompes à chaleur, les panneaux solaires photovoltaïques, les puits canadiens sou provençaux qui permettent de capter la chaleur ou la fraîcheur du sol.
C’est pourquoi avant de vous lancer dans un chantier éco-responsable, il faut bien choisir l’implantation de la maison.
L’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur. En effet, les intérieurs renferment un grand nombre de produits toxiques nocifs pour la santé comme les C.O.V (composés organiques volatiles). Ils sont dans les produits d’entretien, les apprêts textiles et les produits de finition. Pour une habitation saine :
Cela permet de prolonger la durée de vie d’une toiture tout en améliorant l’environnement intérieur et extérieur du bâtiment. Elle offre de nombreux avantages tels que la protection contre les rayons UV et les changements de température, la régulation thermique des bâtiments, la réduction de la climatisation, l’isolation acoustique, la protection contre les incendies, l’amélioration de la qualité de l’air (absorption de poussière, de certains polluants et de CO2) et la limitation des risques d’inondation grâce à la rétention de 30 à 50% des eaux de pluie.
ATTENTION, la végétalisation d’une toiture demande des compétences en matière d’étanchéité ou de choix de la végétation. Faites appel à des professionnels !
Idée reçue n°1 : L’ éco-construction n’est pas rentable et trop coûteuse. VRAI et FAUX ! Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les maisons passives et/ou qui utilisent l’énergie renouvelable coûtent entre 1 500 et 2 000 euros du mètre carré (hors terrain), soit 20 % plus cher qu’une construction traditionnelle. De même, les équipements sont plus onéreux à l’achat (une chaudière à gaz coûte 5 000 euros alors qu’une pompe à chaleur coûte environ 8 000 euros). Cependant, à long terme, les propriétaires de maisons respectueuses de l’environnement économiseront de l’argent, car leur domicile consommera moins d’énergie, voire sera autonome à certains égards (eau, électricité…). Il est même possible de revendre l’électricité produite par ses panneaux solaires !
Idée reçue n°2 : Construire écologique c’est renoncer à son confort et à l’esthétique. FAUX ! Car tous les goûts sont dans la nature ! De plus, il existe des constructions durables au design impressionnant.
Idée reçue n°3 : Les maisons écologiques sont trop froides. FAUX ! Contrairement aux appartements anciens, les constructions récentes répondent à des normes thermiques (chauffage et d’isolation) élevées. Dans les maisons passives ou BBC (Basse Consommation), l’isolation est particulièrement importante pour les rendre moins gourmandes en énergie. De plus, les matériaux utilisés emmagasinent la chaleur.
Idée reçue n°4 : Les maisons en bois sont plus dangereuses en cas d’incendie. FAUX ! Le bois ne brûle plus pas plus vite que les autres matériaux de construction mieux encore, il transmet la chaleur dix fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier. De plus, les fumées qui s’en dégagent ne sont pas toxiques.
Pour aller plus loin…
Les maisons Chênelet répondent à ces enjeux en construisant des logements sains, confortables et à consommations maîtrisées pour des personnes à faibles revenus, pour qu’elles s’y sentent bien, soient fières d’y habiter et puissent maîtriser leur budget. Par ailleurs, ils apportent la preuve de cette performance par des mesures techniques (consommations d’eau, d’électricité, eau chaude sanitaire, chauffage) mais aussi ventilation, température, hygrométrie en lien avec les locataires qui leur apportent un complément d’informations très précieux.
Le transport et le déplacement sont un enjeu de société et de santé publique. Le transport dans son ensemble est à l’origine de près de 25 % de la pollution atmosphérique, à l’origine de plusieurs millions de morts dans le monde chaque année. L’écosystème planétaire tout entier souffre des gaz à effet de serre issus de l’usage des moteurs à énergies fossiles. Le réchauffement climatique influe négativement sur nos milieux de vie et même sur la production de nourriture.
Nos modes de déplacement nous poussent à la sédentarité, alors que notre corps a besoin de bouger pour rester en bonne santé. Pour notre santé et celle de notre planète, déplaçons-nous autrement ! Il existe de nombreuses solutions pour polluer moins tout en bougeant davantage. Ces solutions ont aussi l’avantage de réduire notre budget et de créer du lien social.
Nos modes de déplacement autoportés et centrés sur le moteur à énergies fossiles engendrent :
50 % des déplacements urbains de moins de 3 km sont réalisés en voiture et ces trajets courts sont particulièrement polluants. (Source : Green Peace).
Les personnes très sédentaires par rapport aux personnes peu sédentaires ont :
(Source : Observatoire de la prévention)
Près de 25% de la pollution atmosphérique est issue du secteur du transport et près de 75% de cette pollution est issue du transport routier. (Source : futura-science.com).
L’exposition aux particules fines réduit l’espérance de vie de 8,2 mois. Elle est à l’origine de 48 000 décès prématurés chaque année en France (source : Santé publique France) et de 9 millions de décès dans le monde (source : The Lancet Planetary Health).
En France, le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre (GES). Il représente 31 % des émissions, en 2019. En 30 ans, les GES des transports ont augmenté de 9 % et cette tendance s’accélère malgré une prise de conscience relative de l’urgence climatique (source : www.notre-environnement.gouv.fr).
En France toujours, nous émettons environ 8 fois plus de CO2 que ce que les limites de la planète sont capables de réguler sans déstabiliser le climat. (Source : youmatter.world).
Il n’y a pas de petit geste pour l’environnement et il ne faut pas se dédouaner de ces responsabilités. Si la part de la pollution liée aux échanges commerciaux est importante, elle dépend elle aussi de nos modes de consommation.
Changer ses habitudes au quotidien et adopter une mobilité éco-responsable:
Utiliser les transports en commun quand cela semble nécessaire
Ils nous amènent à marcher 27 minutes en moyenne quotidiennement (IDF-Inserm).
Apprendre à mieux utiliser sa voiture :
Adapter son mode de transport au type trajet à parcourir :
Pour les longs trajets, considérer que le taux d’émissions de CO² par km est de 14 grammes pour le train, 104 grammes pour la voiture et 285 grammes pour l’avion (agence européenne pour l’environnement).
Et demain ?
Malgré l’émergence de la voiture électrique, il n’y a pas de solution technique miraculeuse permettant de réduire concrètement l’impact écologique de nos déplacements autoportés. Des solutions techniques pourraient voir le jour comme la voiture solaire.
Pour autant, il faudra toujours bouger pour préserver notre santé…
Idée reçue n°1 : je suis à l’abri de la pollution dans mon véhicule ! Non ! Un automobiliste est notamment 3 fois plus exposé aux particules fines qu’un piéton par exemple. Il faut ajouter à cela la pollution liée aux composés volatils qui émanent de l’intérieur de l’habitacle du véhicule.
Idée reçue n°2 : le premier poste d’émission de CO² d’un foyer n’est pas le chauffage (30 %) mais bien le transport (54 % des émissions). (Source : youmatter.world).
Avec le programme Eco-Santé de l’Association Siel Bleu :
Des liens utiles :