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Épisode 17 : VIEILLIR ET HABITER ENSEMBLE

Les seniors sont de plus en plus nombreux du fait de l’allongement de la durée de vie.
Malgré la perte d’autonomie, les seniors préfèrent vivre le plus longtemps possible dans leur logement. Ceci implique des aménagements parfois importants et des moyens en conséquence, dont ne disposent pas nécessairement les retraités au revenu modeste. La vie dans un établissement spécialisé est toute aussi coûteuse.
Mais le vieillissement à domicile est parfois synonyme de mort sociale. Afin d’allier perte d’autonomie, souhait de vie à domicile et lutte contre l’isolement social, il est donc nécessaire de réinventer et de développer des modèles d’hébergement alternatifs.
Ainsi, l’adaptation de la société au vieillissement passe par la vie en groupe.


Le constat

  • Plus de 60 % d’augmentation du nombre des seniors en perte d’autonomie d’ici 2050 selon l’INSEE, passant de 2,5 millions à 4 millions de personnes.
  • 85 % des Français affirment vouloir vieillir chez eux (enquête IFOP2018), tant pour des raisons affectives que financières, car l’hébergement en établissement spécialisé (Résidence Sénior et EHPAD) nécessite d’importants moyens financiers. Pour cette population, rester chez soi est une préoccupation majeure.
  • Plus de 300 000 personnes âgées sont en situation d’isolement quasi total, selon une étude menée par Petits Frères des Pauvres.
  • 4 000 places d’habitat inclusif étaient recensées en France en 2022, selon la gazette des communes. Ce modèle ainsi que d’autres sont en plein expansion.
  • 150 000 places d’hébergements alternatifs en France : c’est l’objectif des pouvoirs publiques pour 2030.

Les nombreux avantages de la vie en collectivité

  • Retrouver une vie sociale, nécessaire à l’équilibre mental et cognitif.
  • Disposer d’un espace de vie adapté à son degré d’autonomie.
  • Accéder à des services partagés aux coûts réduits : livraison de repas, blanchisserie, soins à la personne, et parfois de profiter de la proximité du personnel médical (médecin, infirmière, kinésithérapeute, …).
  • Profiter de loyers modérés et d’aides financières (ces modèles étant le plus souvent gérés par des bailleurs sociaux, des associations et des collectivités dans le cadre de leur action sociale).

Les nouveaux modèles d’hébergement alternatifs pour les seniors

L’habitat intergénérationnel :

  • Ces projets, engagés contre l’isolement, s’appuient sur des valeurs de solidarité et d’enrichissement intergénérationnel.
  • Il s’agit de logements individuels conçus pour accueillir différentes générations : étudiants, familles, personnes âgées et bénéficiant d’espaces de vie communs permettant les échanges.
  • Le coût des loyers et des services est pensé pour convenir à des personnes aux faibles revenus.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement et en plus pour les personnes âgées de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), s’ils répondent aux critères d’attribution.
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local dédié aux personnes âgées (Mairie ou Département).

L’habitat inclusif :

  • Logement privatif permettant de profiter des atouts d’une vie en collectivité.
  • Ouvert à tous, sans critère.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement, selon les critères d’attribution.
  • Libre à chacun de faire appel au services d’aide à domicile et de faire valoir ses droits.
  • Des professionnels chargés du vivre ensemble peuvent également y intervenir dans le cadre d’un “projet de vie sociale et partagée”, avec l’aide de l’ARS (Agence Régionale de Santé).
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local pour les personnes âgées (Mairie ou Département).

Les béguinages :

  • Il s’agit d’ensembles de 10 à 20 logements conçus pour accueillir des personnes âgées en perte d’autonomie, le plus souvent sous forme de pavillons de plain-pied.
  • Gérés par les collectivités locales et le coût des loyers et des services est pensé pour convenir à des retraités aux faibles revenus.
  • Les locataires bénéficient d’aides au logement et de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), s’ils répondent aux critères d’attribution.
  • Pour en savoir plus, il est nécessaire de s’adresser au point d’information local grâce à l’annuaire des points d’information.

Une idée reçue…

« Mon niveau d’autonomie ne me permet pas d’accéder aux modèles d’habitat partagé » C’est FAUX ! Il existe de nombreux modèles d’habitat dont certains ne requièrent aucun critère spécifique, comme l’habitat inclusif (ni niveau spécifique de GIR pour les personnes en perte d’autonomie, ni orientation de la MDPH pour les personnes en situation de handicap).

Pour aller plus loin…

Des liens utiles :


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  10 mai 2023
  03:52